À l’occasion de son évènement Rencontres Mutuelles & Institutions de Prévoyance, Rothschild & Cie Gestion a présenté un décryptage des « spécificités définitives » de la directive Solvabilité II, votées le 11 mars 2014 par le Parlement européen pour une mise en place en janvier 2016.
La directive Solvabilité II a fait l’objet d’un nouveau compromis, qui s’est concrétisé par un nouveau vote début mars des « spécificités définitives » (directive Omnibus II) qui recèlent « de nombreuses surprises », aux dires de Michel Piermay, Président de la société d’actuariat-conseil Fixage. Ce dernier a rappelé que les autorités de tutelle attendaient la remise de reportings (Orsa) dès 2014, jugeant que « si le non-respect des ratios n’est pas aujourd’hui sanctionné, nous sommes bien déjà bien dans l’obligation de respecter les règles Solvabilité II ».
Dans cette perspective et au vu d’une conjoncture favorable à une remontée des taux longs, une optimisation de la gestion obligataire assurantielle s’impose au regard des nouvelles contraintes, estime la société. Emmanuel Petit, responsable de la gestion obligataire chez Rothschild & Cie Gestion, a ainsi indiqué que «tout investisseur qui souhaiterait construire un nouveau portefeuille doit avoir conscience de l’impact du rating, et plus encore de la duration, sur le SCR (capital de solvabilité requis) obligataire. C’est pourquoi, dans le cadre des mandats assurantiels dont nous avons la responsabilité, nous privilégions les durations 3 à 5 ans. Il faut en effet éviter les taux courts car le rendement est insuffisant, mais aussi la partie longue de la courbe où l’on s’expose à une forte duration pour peu de prime de risque supplémentaire. Les durations intermédiaires sont les plus efficaces pour atténuer le risque de hausse des taux » a-t-il expliqué.
En termes de notation, le gisement des titres BBB est celui qui offre le plus de diversité ainsi que le couple rendement/sensibilité le plus attractif précise Rothschild & Cie Gestion.
Enfin, l’introduction d’une poche actions peut, de façon complémentaire, permettre de profiter du dynamisme de cette classe d’actifs, sans impacter considérablement le SCR du portefeuille. « Intégrer une poche actions à hauteur de 10 à 20 % du mandat obligataire peut offrir une bonne sensibilité à la performance financière des marchés actions, sans pour autant modifier significativement le profil de risque du portefeuille » conclut le responsable de la gestion obligataire.
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