Les PME innovantes et exportatrices plus optimistes que les autres
L’enquête semestrielle de conjoncture pour les petites et moyennes entreprises élaborée par Bpifrance note une activité en léger recul pour 2013 mais une amélioration attendue dans les secteurs amont et exportateurs. Bpifrance constate que cette enquête réalisée en novembre dernier auprès de 4 571 entreprises présente des résultats contrastés en fonction de la taille des entreprises et de leur secteur d’activité. «Les disparités sont fortes sur tous les thèmes abordés : évolution des chiffres d’affaires, investissements et perspectives d’investissement, rentabilité, accès aux financements», précise l’organisme.
Par ailleurs, les PME exportatrices et innovantes affichent des soldes d’opinion systématiquement meilleurs que celles qui n’innovent pas et n’exportent pas. «Elles sont en particulier plus optimistes que les autres pour 2014», précise l’étude. Enfin, les secteurs d’activité dépendants de la consommation des ménages signalent le plus des difficultés à se développer. Il s’agit en général des secteurs où les TPE sont les plus nombreuses. A l’inverse, les PME des secteurs dits « amont » de l’économie, ont des perspectives d’activité et d’emplois meilleures pour 2014, laissant espérer une reprise de l’économie.
Résultats de l’étude:
ACTIVITE
L’activité commence à se redresser dans les entreprises de plus de 100 salariés même si elle accentue son recul dans les TPE.
Fin 2013, seuls 23 % des dirigeants anticipent en effet une hausse de leur activité en 2014 tandis que 26 % d’entre eux prévoient un recul. Le solde des opinions ressort donc à – 3, contre – 8 fin 2012. La perception des chefs d’entreprises pour leur activité en 2014 s’est donc légèrement améliorée au second semestre.
En 2014, les perspectives d’activité sont cependant significativement positives dans l’industrie et le commerce de gros. Par ailleurs, les PME exportatrices et innovantes sont beaucoup plus optimistes que les autres : le solde d’opinion des entreprises innovantes est à + 19 (contre – 3 pour toutes les entreprises) et il est à + 22 pour les entreprises fortement exportatrices.
EMPLOI
Fin 2013, 14 % des entreprises envisagent d’accroitre leurs effectifs tandis que 15 % envisagent de les diminuer. Le solde d’opinion ressort donc à -1, ce qui constitue une légère détérioration depuis fin 2012. Pour autant, ce mauvais résultat s’explique principalement par les déclarations de ces TPE, qui prévoient une sensible réduction de leurs effectifs en 2014, conséquence directe de leurs mauvaises anticipations sur leurs perspectives d’activité. En revanche, dès le seuil de 20 salariés atteint, les perspectives de création d’emplois deviennent très significativement positives, avec un solde d’opinion à + 5 pour les 20 à 49 salariés, et + 8, pour les 50 à 99 salariés.
Par ailleurs, on constate que les perspectives de création d’emplois sont positives dans le commerce de gros, l’industrie et les services aux entreprises. Ces secteurs dits « amont » de l’économie sont en général les premiers à sortir de la crise, laissant présager une amélioration globale de l’économie en 2014. Pour ces trois secteurs, on constate également des soldes d’opinion positifs sur les perspectives d’activité en 2014.
TRESORERIE
Fin 2013, 57 % des PME considèrent « normale ou aisée » la situation de leur trésorerie. C’est une proportion très en deçà de la moyenne de long terme, montrant une inquiétude réelle des chefs d’entreprises ayant répondu à l’enquête. C’est surtout dans les secteurs d’activité liés à la consommation des ménages que les trésoreries se sont dégradées. Les tensions de trésorerie sont d’autant plus fréquentes que l’entreprise est petite.
Les entreprises fortement exportatrices connaissent une situation bien meilleure, le pourcentage des réponses « normale ou aisée » étant de 9 points supérieur. Si les craintes de tensions sur les trésoreries se réduisent un peu dans les secteurs amont, elles augmentent très fortement dans le tourisme et les services aux particuliers.
INVESTISSEMENTS ET ACCES AU CREDIT
En novembre, 48 % des dirigeants annoncent des investissements en 2013 contre 52 % en 2012 et 55 % en 2011. L’industrie, les travaux publics et les transports sont les secteurs les moins touchés par la baisse de l’investissement. Le recul de l’investissement est plus prononcé chez les TPE.
L’accès au crédit à l’investissement reste difficile pour une PME sur huit. Il demeure néanmoins, à la première place des modes de financement des investissements.
L’étude a été réalisée en novembre 2013 auprès de 28 000 entreprises de 1 à 250 salariés. L’analyse porte sur les 4 571 premières réponses jugées complètes et fiables.
Source: communiqué, Bpifrance
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