La Chine sous tous les projecteurs
La mise en place d’une nouvelle politique sanitaire en Chine apparaît dorénavant acquise d’un point de vue social, économique et politique. Selon Xi Jinping, le pays est passé de la stratégie «zéro Covid» à celle de «contrôle du Covid». A mesure que la vague actuelle refluera, la croissance économique devrait largement rebondir en 2023. La Chine devrait connaître une croissance lente au premier semestre mais s’accélérer fortement au second semestre. Un soutien accru de la part du gouvernement pourrait aider la consommation à devenir un pilier essentiel de la croissance économique en Chine cette année. Le ministère des Finances chinois a évoqué de nouvelles mesures budgétaires pour favoriser la croissance en 2023, en soutenant notamment les finances des collectivités locales ou en instaurant des allégements fiscaux pour les entreprises.
Entre inquiétudes et bonnes nouvelles
La santé économique et sanitaire de la Chine n’est évidemment pas sans conséquences sur les autres zones géographiques du fait de l’impact d’une baisse des contraintes dans la chaîne d’approvisionnement. La levée de la politique zéro Covid et le soutien à l’économie, notamment au marché immobilier, vont faire repartir le crédit et la consommation chinoise. Cela aura des conséquences positives en termes de demandes pour les produits étrangers. Par ailleurs, d’un point de vue géopolitique, le G20 de novembre avait contribué à la baisse des tensions internationales avec la rencontre entre Xi Jinping et Joe Biden. D’un point de vue monétaire, la Banque populaire de Chine restera un soutien.
A l’inverse, une Chine qui resterait engluée dans sa politique sanitaire provoquerait une stagflation encore plus douloureuse. Certes, l’explosion des cas sur place inquiète de plus en plus, de nombreux pays prenant des mesures restrictives contre les voyageurs en provenance de Chine. Mais la connaissance du virus, les processus de dépistage et les comportements ont considérablement évolué depuis février 2020. Les prochaines semaines vont apporter leur lot de doutes.
A la réouverture de la Chine (plus rapide que prévu) viennent s’ajouter de bonnes nouvelles macroéconomiques dans les autres zones géographiques: la crise énergétique européenne est évitée et l’inflation américaine baisse dans une économie globalement résiliente. Après une fin d’année où les analystes prévoyaient le pire pour 2023, si nous ne sommes pas encore dans un cercle vertueux, les étoiles semblent toutefois s’aligner enfin !
Plus d'articles du même thème
-
Le 18e sommet des Brics marque l'approfondissement des travaux communs
Si aucune grande annonce n'a rythmé le sommet de New Delhi, les membres des Brics mettent en scène une volonté de coopération plus étroite sur des sujets multiples, dessinant la construction à long terme d’un groupement de pays liés entre eux par un mode de fonctionnement alternatif. -
La Chine entend accélérer le déploiement des véhicules électriques autonomes
Selon le nouveau plan automobile publié par Pékin, les véhicules à énergie nouvelle représenteront 70% des voitures particulières neuves qui seront commercialisées en 2030. -
Les liens de Ford avec la Chine provoquent des dissensions à Washington
Des parlementaires américains s’inquiètent des relations nouées par le groupe automobile avec CATL, Geely ou BYD. Mais le constructeur a reçu le soutien de Donald Trump.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Pot de fleurPourquoi l'armée égyptienne ne réagit pas à la menace houthie sur le canal de Suez
Les Houthis, après leurs récentes avancées, ont plus que jamais la possibilité de perturber le trafic du canal de Suez, qui est une source majeure de revenus pour l'Egypte -
Vertige« On va dans le mur » : la France dans la tenaille des taux d’intérêt
L’ensemble des taux d’intérêt mondiaux grimpe depuis des mois. Mais ceux de la France plus vite encore, résultat de la méfiance qu’elle inspire aujourd’hui sur les marchés -
EditoDette française : la spirale fatale des marchés
La vitesse à laquelle dérapent les taux infligés à la France est le signe que nos prêteurs sont en train de perdre patience envers un pays qui ne respecte jamais ses engagements et qui entre dans l’inconnu d’une campagne présidentielle aux forts relents d’irrationnel