Fidelity va revoir la structure de ses frais de gestion sur ses fonds actions
Fidelity International veut jouer la carte gagnant-gagnant avec ses clients. Sous les coups de butoirs réglementaires, Brian Conroy, qui préside la société de gestion s’est dit convaincu de nécessité de modifications fondamentales dans la façon de tarifer ses services. Dont acte. Fidelity International opte pour un nouveau modèle de frais de gestion dédié à l’ensemble de sa gestion actions gérée activement. En pratique, les frais de gestion annuels sont réduits tandis que des frais de gestion variables liés à la performance des fonds sont mis en place et ce de manière symétrique. Basé sur un partage du risque et de la performance (« Fulcrum » modèle), une surperformance nette de frais sera partagée avec le client. A l’inverse, lorsque la performance se situera au même niveau ou en dessous du benchmark, les clients bénéficieront de niveaux de frais plus faibles. Par ailleurs, les frais payés par les clients seront encadrés dans une fourchette et seront assujettis à un plafond et à un plancher. Ce changement important sera mis en oeuve avec les clients de la société de gestion dans les mois à venir. «Il nous parait essentiel de donner à chacun de nos clients le choix d’adopter la mise en place de cette nouvelle tarification qui a pour objectif d’aligner pleinement nos services à leurs besoins», indique dans un communiqué la société américaine.
Dans un autre genre, Fidelity a rappelé qu’elle soutenait pleinement l’objectif de la règlementation MIFID II sur la question de la recherche externe. «Pour autant», précise-t-elle, «le débat s’est concentré de manière trop prononcée sur les différents modèles de paiement de la recherche externe plutôt que sur le coût total de la gestion financière et la valeur ajoutée que cette dernière peut apporter». Dans cet esprit, et pour la gestion action gérée activement, le modèle CSA-RPA (Commission sharing agreement - Research Payment Account) pour la recherche externe adopté par l'établissement, introduit une réduction de ses frais de gestion de base au moins équivalente au coût de la recherche en question. Cela étant, Fidelity précise que pour les clients qui souhaitent simplement réduire leurs coûts et ne veulent pas payer pour une gestion active, elle entend étendre sa gamme de fonds indiciels à faible frais de gestion.
Plus d'articles du même thème
-
La communication financière passe par un récit stratégique créateur de valeur
Aux émetteurs de faire preuve de plus de transparence, notamment sur leur guidance et sur leur plan stratégique, et en publiant le consensus des analystes. Des réponses nécessaires à des investisseurs plus exigeants. -
L'IA secoue les devises
Retrouvez le coup d'oeil hebdomadaire de DeftHedge sur le marché des changes. -
La Turquie est menacée de rétrogradation en marché frontière
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé stopper toute action sur les indices intégrant des valeurs turques et placer le pays sous surveillance en raison de pratiques de marché troubles. Les autorités locales ont jusqu’à la mi-2027 pour améliorer la réglementation financière.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- La grande illusion du conseil indépendant
- Benoît Renaud (Unofi) « Les clients des notaires n’ont jamais été autant demandeurs d’analyses patrimoniales »
- Les SCPI décotées pourraient mieux absorber la crise de l'immobilier
- AllianzGI domine la collecte des fonds français au troisième trimestre
- Les investisseurs anticipent une nouvelle saison de résultats exceptionnelle
Contenu de nos partenaires
-
Parcoursup, ce totem du mouvement lycéen qui s'impose dans la course à l'Elysée
Jean-Luc Mélenchon accuse la plateforme de « tri social ». Les autres candidats proposent de la faire évoluer, voire de la supprimer. Mais personne n'a de solution miracle pour régler la question de l’accès aux études supérieures -
Budget 2027 : les députés refusent tout effort sur les retraités
Après le rejet de la réforme de l'abattement de 10 % des retraités, mesure clé du PLF, les parlementaires, réunis en commission, ont rejeté la désindexation des pensions inscrite dans le budget de la Sécu -
Les risques de débordement « se confirment » : à quoi s'attendre ce 17 octobre ?
Selon différentes sources sécuritaires, des mouvances violentes pourraient infiltrer les cortèges et faire dégénérer les manifestations. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, veut se montrer ferme pour l’occasion