Valéria Faure-Muntian et Christine Hennion ont fait part de leur inquiétude sur le projet de cession à un fonds d’investissement domicilié dans un paradis fiscal
L’assurance vie a enregistré une collecte nette négative de 800 millions d’euros en septembre en France, selon les derniers chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA). C’est le septième mois consécutif de décollecte pour ce placement. Les cotisations s’élèvent à 9,4 milliards d’euros (dont 3,1 milliards en unités de compte) pour un montant des prestations versées de 10,2 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, le montant des cotisations s'élève à 82,2 milliards d’euros (contre 109,5 milliards d’euros sur la même période en 2019), dont 28,1 milliards d’euros en unités de compte (88,8 milliards d’euros sur la même période en 2019), soit 34% des cotisations. La collecte nette s’établit à -7,3 milliards d’euros alors que celle-ci était positive, à 20,8 milliards d’euros sur la même période en 2019.
Le Sénat a notamment levé l’interdiction de la transmission au groupement Union retraite, par les gestionnaires, de données financières sur les contrats de retraite supplémentaire.
Les taux bas, les défis et enjeux pour la viabilité et l’attractivité de l’épargne de demainpar Appolinaire Tena, consultant chez Square«(...) Les taux bas sont nécessaires, et vont durer (...), nous devrons ensemble nous y adapter», ainsi clôturait François Vilheroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France lors de son discours àla FFA du 25 octobre dernier à l’occasionde la 11èmeconférence internationale de l’assurance. Il affirmaitensuite «La nouveauté n’est donc pas les taux bas, ni même les taux négatifs: elle est que ces taux bas doivent durer, compte tenu du refroidissement économique mondial».Ce contextea des conséquences notables sur le marché de l’assurance, et notamment les branches longues telles que l’épargne-retraite. La gestion de ces branches dans un contexte de taux bas soumet les distributeurs d’assurance à de nouveaux enjeux: opérer un partage de risque progressif entre assureurs et épargnants,tout en proposant des perspectives d’investissements préservant l’attractivité du marché de l’épargne.
C’était le monde d’avant. Avant le port généralisé du masque. En France en tout cas. En Suisse, il n’est aujourd’hui obligatoire « que » dans les lieux clos. Toujours pas donc dans ce champ fleuri et arboré d’où Joachim Häger (responsable de la banque privée d’Oddo BHF), Pierre Landolt et Thierry Lombard, actionnaires de Landolt & Cie entourant Philippe Oddo, associé-gérant d’Oddo BHF, annonçaient cet été, sans masques ni cravates, une négociation exclusive pour le mariage de leurs groupes. Ils viennent de publier les bans. De quoi dissiper espérons-le les nuages pour, selon le vœu d’Oddo, faire de la Suisse, avec la France et l’Allemagne, un « troisième pilier » de développement. Avec « la plus ancienne banque romande », Oddo double de taille en gestion privée en Suisse, à 6 milliards d’euros d’encours.
La banque italienne UniCredit a annoncé mercredi la cession d’un portefeuille de prêts de mauvaise qualité d’une valeur d’environ 692 millions d’euros à Illimity Bank. Le portefeuille se compose de prêts garantis «non performants» à de petites et moyennes entreprises italiennes, a indiqué la banque italienne, ajoutant que l’impact de cette cession était déjà comptabilisé dans ses résultats du troisième trimestre.
En septembre, les Français ont continué à constituer une épargne de précaution. Selon les données communiquées par la Caisse des dépôts mercredi, la collecte mensuelle sur le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) est restée largement positive, avec 1,28 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux. Sur les neuf premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à 32,74 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint 443,7 milliards d’euros à fin septembre 2020. Mais le rythme de collecte s’est fortement ralenti par rapport aux mois précédents. Après avoir culminé à 5,47 milliards d’euros au mois d’avril, la collecte nette n’est plus que de 1,26 milliard en septembre contre 2,25 milliards le mois précédent. Fin septembre, les collectes s’élevaient à 443,7 milliards d’euros contre 410,9 milliards en 2019.
La multiplication des mesures de restriction partout en Europe risque de provoquer une contraction du PIB au quatrième trimestre. Les marchés s’inquiètent.
C’est officiel. Le gouvernement a annoncé mercredi la nomination d’Emmanuel Moulin à la direction générale du Trésor. Le directeur de cabinet de Bruno Le Maire y succédera le 2 novembre à Odile Renaud-Basso, portée à la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Le régulateur financier belge est en train d’enquêter sur plusieurs transactions entre H2O AM et un fonds belge, portant sur des obligations liées à Lars Windhorst, a révélé le quotidien économique belge néerlandophone De Tidj, sur la base de sources proches du dossiers.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) met le public en garde sur son site contre le site www.alpha-prevoyance.com où une entité, qui prétend être établie à l’adresse 30 boulevard Royal, Luxembourg, offre des services d’investissement sous la dénomination Alpha.
Un organisme public vient de publier une étude visant à évaluer les conséquences des réformes de la fiscalité du capital intervenues en 2017 sur les comportements des actionnaires.
La banque italienne Monte dei Paschi (MPS) envisage d’augmenter ses provisions face aux risques juridiques, après que son ancien CEO et son président ont été condamnés la semaine dernière pour falsification de comptes, selon le quotidien italien La Repubblica. Le procès tenu jeudi dernier par une cour de Milan est un nouveau coup dur pour la banque, déficitaire, que le Trésor italien essaie de reprivatiser après avoir dépensé 5,4 milliards d’euros en 2017 pour prendre des parts, qui valent maintenant moins d’un milliard d’euros. La banque a provisionné 357 millions d’euros contre des risques juridiques pour le second trimestre, et pourrait encore en provisionner pour le troisième, selon l’agence Reuters.
Goldman Sachs a renvoyé des salariés de Londres chez eux après que deux d’entre eux ont été testés positifs au Covid-19. La banque d’investissement américaine a envoyé un mémo aux salariés de son site de Plumtree Court, dans le centre de Londres, le 15 octobre, pour les en informer. Goldman Sachs est une des banques qui avait encouragé des groupes d’employés à revenir à ses bureaux de Londres. Londres est catégorisée en «risque élevé» par le système d’alerte au coronavirus du gouvernement britannique.
L’arrivée du fonds Florac au capital d’Herez va accélérer les opérations de croissance externe réalisées par le groupe qui veut s’inscrire dans la nouvelle donne du marché de l’épargne en France
Le Plan Epargne Retraite (PER) vient de fêter son premier anniversaire, avec un bilan relativement encourageant. Attention toutefois : si ce nouveau produit présente un certain nombre d’avantages, il n’est pas adapté à toutes les situations patrimoniales. Selon Albert d’Anthouärd, directeur de la clientèle privée chez Nalo, plusieurs points de vigilance sont à examiner avant de choisir le PER. Grande nouveauté de la loi Pacte du 22 mai 2019, le PER a été imaginé pour agréger et remplacer tous les produits existants dans la nébuleuse de l’épargne-retraite (PERP, Perco, Prefon, contrat Madelin, article 83). L’objectif : harmoniser et simplifier ces dispositifs, afin de stimuler une épargne retraite encore poussive en France. Si l’objectif est en partie atteint avec une enveloppe unique, le PER n’est pas nécessairement la meilleure option pour préparer sa retraite.
La banque suisse va céder 30% du capital de son gestionnaire d’actifs italien à ses cadres. La boutique a perdu plus de la moitié de ses encours en deux ans.
Lancée en 2019, la néobanque du Crédit du Nord Prismea, a annoncé lundi son déploiement en France. La néobanque, qui s’adresse aux professionels, propose l’agrégation des comptes bancaires et devrait proposer une offre de crédit instantané. Début 2021, elle ambitionne également de fournir une analyse de prédiction de trésorerie. Basée à Lyon, Prismea compte à l’heure actuelle 50 salariés.