Groupama étoffe son offre de services juridiques destinés aux particuliers, aux professionnels et entreprises. L’assureur a annoncé ce jeudi l’acquisition de la legaltech Juritravail auprès de MyBestPro. Dans le détail, le 8 janvier dernier, le groupe avait conclu avec MyBestPro un accord concernant l’acquisition immédiate de 80% du capital de la société Juritravail SAS et l’acquisition progressive de la participation minoritaire à horizon 2024.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a rappelé à l’ordre les banques qui seraient tentées de contourner les règles en vigueur depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le gendarme financier a constaté l’existence de «pratiques contestables» depuis le 1er janvier dans la fourniture de services financiers à des investisseurs de l’UE à partir de sociétés établies hors de l’UE. Selon l’Esma, certaines banques pratiquent la «reverse solicitation», consistant à faire croire que c’est exclusivement le client qui a sollicité leurs services et non l’inverse, par exemple en leur faisant cocher des fenêtres «pop-up» dans leur documentation commerciale. Le rappel à l’ordre de l’Esma vise à bien marquer les différences entre le Marché commun et le Royaume-Uni, alors que l’accord sur le Brexit ne prévoit pas de passeport ou d'équivalence pour les services financiers fournis à partir de Londres.
Le régulateur français des banques et des assurances a annoncé mercredi avoir répertorié 1.081 sites ou entités «proposant, en France, des crédits, des livrets d'épargne, des services de paiement ou des contrats d’assurance sans y être autorisés» en 2020. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), nom de ce superviseur, incite d’autant plus à la prudence que «plus de 40%» des offres frauduleuses «usurpent l’identité d’un établissement ou d’un intermédiaire financier dûment autorisé à commercialiser de tels produits», selon un communiqué. Cette liste noire répertoriant les escrocs est disponible sur le site de l’ACPR, mais le régulateur rappelle qu’elle n’est pas exhaustive. Ce n’est pas la première fois que le régulateur alerte au sujet des nombreuses arnaques qui fleurissent sur internet, à la sophistication très variable: sur les 1.081 acteurs répertoriés en 2020, 361 l’ont été au dernier trimestre.
Simultanément, Rachel de Valicourt est nommée directrice générale du pôle distribution et travaillera aux côtés d'Anne Bonfils et Latifa Kamal, directrices générales adjointes. Plusieurs autres nominations interviennent dans le groupe.
Eric Franc, le directeur général de DNCA, a annoncé le lancement d’un fonds actions chinoises et l’ouverture prochaine d’un bureau à Shangaï, à l’occasion de la conférence annuelle de la filiale de Natixis Investment Managers qui se tenait mardi matin. Appelé Investment Sustainable China Equity, le nouveau fonds constitue «la première concrétisation du rapprochement entre les équipes historiques de DNCA et celles d’Ostrum», a déclaré Mathieu Belondrade, responsable de l’équipe Emerging Market Equity. En fin d’année dernière, DNCA a en effet repris 85 % de la gestion actions d’Ostrum Asset Management, sa société sœur, à la faveur du rapprochement de cette dernière avec La Banque Postale Asset Management. Cela a représenté 7 milliards d’euros et une vingtaine de gérants et analystes. DNCA gère désormais environ 25 milliards d’euros. Ce transfert a permis à DNCA de récupérer une équipe spécialisée sur les marchés émergents ainsi qu’une équipe à Singapour, s’est félicité Eric Franc. L’équipe du nouveau fonds sera donc un mélange des deux anciennes équipes, avec Mathieu Belondrade et Zhang Zhang, qui viennent d’Ostrum, et Ying Ying Wu, qui était déjà chez DNCA. «Le fonds sera géré dans la continuité de ce que nous faisions chez Ostrum», a expliqué Mathieu Belondrade, sachant que son équipe gérait déjà des actions chinoises pour 400 millions d’euros dans le cadre d’autres stratégies. «Nous recherchons des valeurs de croissance de qualité qu’on ne souhaite pas surpayer, en intégrant des critères ESG», précise-t-il. Trois tendances de fond orienteront les investissements: la digitalisation, la démographie et la consommation domestique. L’équipe se compose déjà de deux professionnels «qui ont vécu en Chine et parlent le chinois», souligne Mathieu Belondrade. Pour aller plus loin, DNCA travaille sur l’ouverture d’un bureau à Shanghaï. «Un ancrage local est indispensable», insiste le responsable de l’équipe actions émergentes. Vers un rééquilibrage des pôles value et croissance Le lancement de ce fonds permettra à DNCA de poursuivre sa diversification et d’être moins dépendante de la gestion «value», son métier historique. Ce rééquilibrage a été déjà amorcée il y a 10 ans, mais elle a été renforcée avec l’arrivée des équipes d’Ostrum. «Cela nous a permis de mieux équilibrer nos pôles value et croissance», souligne Eric Franc. Il rappelle qu’avant le transfert, la gestion value représentait 65 % des encours. Or, la gestion value a connu «des performances mitigées» au cours d’une année 2020 peu favorable à ce type de gestion, a indiqué Eric Franc. «Il faut reconnaître qu’en 2020, il y a eu des gagnants et des perdants. Les gagnants ont plutôt été du côté de la nouvelle économie, avec les sociétés technologie, les sociétés en avant d’un point de vue numérique, l’industrie du luxe, et toute la pharmaceutique. Les entreprises traditionnelles ont plus souffert: les banques, les compagnies d’assurance et des valeurs comme Total», a détaillé le dirigeant. La gestion croissance, sur laquelle DNCA s’est diversifiée récemment, a enregistré quant à elle «d’excellentes performances». Une démarche ISR à triple niveau Côté investissement socialement responsable (ISR), un autre axe sur lequel DNCA mise beaucoup, Eric Franc se déclare désormais «très convaincu» après s’être montré plutôt «dubitatif» lors du lancement de la gamme dédiée à cela en 2018. «La crise du Covid-19 aura montré les conséquences de la manière dont on traite notre planète», observe-t-il. Désormais, la démarche ISR de DNCA va être «découplée en trois niveaux», a annoncé Léa Dunand-Chatellet, directrice du pôle ISR. Dans un premier niveau, tous les fonds de DNCA intégreront les critères ESG. Ensuite, DNCA proposera une gestion «responsable» avec les fonds labellisés ISR (11 fonds pour le moment et 6,6 milliards d’euros) qui prennent compte des controverses et des mauvaises pratiques. Enfin, le niveau «le plus élevé» sera représenté par la gamme Beyond (7 fonds et 1,2 milliard d’euros). «La gamme Beyond a vocation à aller au-delà et faire de l’impact. On doit dégager une performance extra-financière en plus d’une performance financière», explique Léa Dunand-Chatellet. Enfin, la société a mis en place une politique climat. Cette importance des critères ESG aura des conséquences plus vastes. Invité à identifier les thèmes clés pour la prochaine décennie, Jean-Charles Mériaux, le directeur des investissements de DNCA, s’est interrogé sur notre système. «Aujourd’hui, le thème de l’environnement est complètement accepté par tous les Etats et la plupart s’orientent vers une neutralité carbone à horizon 2050. Il est difficile aujourd’hui de concilier ces objectifs environnementaux avec la croissance économique », a-t-il constaté. Et de se demander : « Quel niveau de croissance va-t-on devoir fixer pour respecter ces objectifs en matière de climat, quelles conséquences cela va-t-il avoir sur les secteurs les plus dépendants des fossiles? Est ce qu’on ne va pas devoir freiner la production de manière à concilier ces objectifs?»
L’existence d’une convention d’animation ne suffit pas à caractériser la notion d’animation, a récemment précisé la cour administrative d’appel de Versailles.
Lors d’une transmission de patrimoine excédant les limites des abattements prévus par la loi, les bénéficiaires de la transmission doivent acquitter des droits, de donation ou de succession selon la nature du transfert.
La banque suisse veut jouer sur tous les tableaux. UBS a annoncé qu’elle allait augmenter l’assiette des dépôts taxés de ses clients à compter du mois de juillet prochain. Après avoir fixé un premier palier à 1.000.000 d’euros en 2017, puis à 500.000 d’euros en 2019, elle durcit encore sa politique en taxant les dépôts au-delà de 250.000 francs suisses ou 250.000 euros. La nouvelle commission annuelle de 0,75% s’applique aux soldes de trésorerie supérieurs à 250.000 francs suisses et 0,6% aux soldes de trésorerie supérieurs à 250.000 euros.
Malgré une année 2020 particulière, le groupe Cyrus a su tirer son épingle du jeu. Son dirigeant nous partage sa vision du marché et ses ambitions pour l’avenir, quelques mois après avoir accueilli deux fonds à son capital.
Le cabinet d'avocats annonce trois arrivées et l'intégration de deux nouvelles équipes dédiées au financement, dont une portant sur les projets, les infrastructures et l'énergie, en Afrique.
L'autorité a récemment mis en garde un organisme d'assurance suite à la diffusion d'une campagne publicitaire ne présentant pas clairement les risques encourus.
Les instances européennes veulent ajuster les textes pour éviter que les tensions du marché monétaire observées pendant la crise sanitaire ne se reproduisent.
Transition énergétique, soutien aux entreprises touchées par la crise sanitaire, la loi de Finances pour 2021 proroge de nombreux dispositifs de défiscalisation pour flécher les investissements des particuliers vers les secteurs en difficulté
Tailor Capital et Haas Gestion ont annoncé leur fusion sur LinkedIn ce 7 janvier. Les deux entités, qui appartiennent au groupe financier DLPK, ont profité de la présentation de leurs voeux pour l’année 2021 pour annoncer la naissance de Tailor Asset Management. La nouvelle société représente un milliard d’euros d’encours. Tailor Asset Management n’a pas souhaité indiquer son organigramme ni donner davantage d’informations à ce stade. Toutefois, plusieurs collaborateurs ont déjà mis à jour leur profil sur le réseau professionnel. On apprend ainsi que la direction générale de la structure a été confiée à Didier Margetyal, l’ex-CEO de Tailor Capital, tandis que la présidence échoit à Christophe Issenhuth, qui présidait la société de gestion obligataire. Chaguir Mandjee conserve lui la direction de la gestion qu’il occupait chez Haas Gestion. Enfin, Vincent Pecker, le responsable commercial de Haas Gestion, est promu directeur commercial.
Menée courant 2021, elle doit notamment s'assurer que les gestionnaires de fonds adhèrent aux exigences relatives aux frais prévues par le cadre réglementaire sur les fonds Ucits.