Jérôme Reboul, l'actuel sous-directeur chargé des banques à la Direction du Trésor, occupera le poste de secrétaire général adjoint en charge de la Direction de la régulation et des affaires internationales de l'AMF.
Plus de la moitié des Français ont épargné plus ou moins que d'habitude en 2020, d'après une enquête d'Altaprofits. En sortie de crise, l'envie de dépenser pourrait prendre le pas sur celle d'épargner.
La legaltech Authentic BlockChain veut leur permettre de miser sur cette technologie pour vérifier la véracité de documents et rendre infalsifiables ceux qu’ils produisent.
Les investisseurs institutionnels et gérants devront faire part de leur stratégie d'alignement sur les Accords de Paris et sur la protection à long terme de la biodiversité.
Tout en se félicitant de la vigueur du rebond, l'organisation internationale craint une perte de confiance dans les pays pauvres, qui accusent des retards.
Autrefois considéré avant tout comme l’apanage des millennials déterminés à changer le monde, l'investissement responsable attire aujourd’hui un nombre croissant d’investisseurs aux motivations très diverses.
Le décret qui prévoit cette possibilité met aussi fin à l'exclusion de l'obligation d'information sur les frais pour les contrats collectifs à adhésion obligatoire.
La commission innovation/fintech de la Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine (CNCGP) publie son premier livre blanc. Il dresse un état des lieux de la digitalisation des cabinets et identifie les acteurs utiles pour les conseillers financiers. Le point avec Jean-Baptiste Holtz, président de la commission.
Credit Suisse était peut-être au courant des difficultés de Greensill, depuis longtemps. Selon Bloomberg, la société Liberty Commodities, détenue par l’industriel indien Sanjeev Gupta à l’origine de la faillite de l’affactureur, était placée sur une liste noire au sein du département de financement de négoce de matières premières, dès 2016. Des experts internes de ce métier avaient fait parts de soupçons concernant certaines transactions de la société. Un autre département, celui du crédit, avait également sonné l’alarme, en 2018, suite à l’obtention d’un prêt par Liberty Commodities via plusieurs fonds de placements communs. En cause, cette fois-ci, une question de conformité. Credit Suisse coupe les ponts avec Soft Bank La deuxième banque helvétique aurait par ailleurs cessé toute nouvelle activité avec le conglomérat japonais Softbank, a appris Bloomberg. Cette décision s’inscrit dans un cadre plus large de revue des risques demandée par le nouveau président António Horta-Osório. Softbank est un investisseur dans Greensill, qui n’a pas hésité à promouvoir l’affactureur en public. Credit Suisse possédait pour 8 milliards de dollars (6,5 milliards d’euros) d’actions Softbank comme collatéral en 2020, a relevé Bloomberg.
Crise des subprimes en 2008, des dettes souveraines en 2011, réformes fiscales, doutes sur l’avenir du système de sécurité sociale... Les facteurs d’incertitudes qui ont pesé, ces deux dernières décennies, sur les décisions d’investissement des Français sont nombreux. Résultat: la dernière enquête patrimoine (1) de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) apprend que le taux de détention d’actifs risqués a baissé de 5 points entre 2004 et 2015 (24,2 % contre 20,5 %). La part de ménages actionnaires en direct est passée de 15 % à 11 %, celle de détenteurs de fonds communs de placements (FCP) de 7 % à 3 %. Seule la part des ménages souscripteurs de contrats d’assurance vie risqués en unités de compte (UC) augmente, de 9 % à 12 %. Entre 2015 et 2018 en revanche, le taux de détention d’actifs risqués tend à se stabiliser, voir à augmenter légèrement, portée par la hausse des contrats en UC (+ 2 points). Dans le même temps, les souscriptions en euros occupent 26 % du patrimoine financier, après avoir augmenté de 9 points entre 2004 et 2015. Depuis 2018, le patrimoine des ménages comprend 20 % d’actifs financiers, dont près d’un tiers d’actifs risqués (assurances vie en UC, actions ou FCP en actions). «La prudence marquée des épargnants après la crise semble donc moins prégnante aujourd’hui», avance prudemment l’Insee. L’Institut précise par ailleurs qu’il est encore trop tôt pour connaître les effets de la réforme de la fiscalité du capital intervenue à cette date, qui avait notamment supprimé l’impôt sur la fortune et introduit la flat tax. Une prépondérance des actifs réels Le patrimoine brut des ménages reste dominé par les actifs réels, notamment immobiliers: la part du patrimoine financier n’est que de 56.200 euros sur un patrimoine moyen de 276.000 euros. Il se compose en majorité des compte-chèques et comptes d’épargne (36 %) ainsi que d’assurance vie et d’épargne retraite (40 %). Les valeurs mobilières ne représentent que 14 % du total. Sur les 30 % du patrimoine financier qui comportent des actifs risqués, 17 % concernent les assurances vie en UC, 12 % les actions et seulement 1 % les fonds communs de placement (FCP). Le patrimoine financier est réparti de manière plus inégalitaire encore que le patrimoine non financier. En 2018, la moitié des ménages ont un patrimoine financier inférieur à 11.100 euros, contre 61.800 euros pour le dernier décile. Or, l’appétence au risque est clairement corrélée au patrimoine financier disponible: seuls 10 % des ménages parmi les 20 % les plus modestes détiennent des actifs risqués, contre la moitié du dernier décile. Peu de ménages actionnaires en Europe En Europe comme en France, peu de ménages sont actionnaires. Dans la zone euro, seul un ménage sur cinq détient des valeurs mobilières. La structure du patrimoine financier des ménages européens varie en revanche considérablement d’un pays à l’autre: en Italie, les produits liquides représentent plus de la moitié du patrimoine financier des ménages, contre 35 % en Espagne et 39 % pour la France en 2018. L’Italie se distingue également par la place prépondérante qu’occupent les valeurs mobilières – un tiers du patrimoine financier – et notamment les obligations (17 %). L’assurance vie et l’épargne retraite ont été largement diffusées dans les patrimoines financiers français, contrairement à l’Allemagne (25 %). (1) Revenus et patrimoine des ménages – Insee Références – Édition 2021
Le gouverneur de la Banque de France a donné des échéances pour la normalisation des dividendes et la fin des assouplissements des exigences en capital.
La fusion de l'Association d’Economie Financière et de l’European Institute of Financial Regulation sera présidée par l'ancienne députée européenne Pervenche Berès.
Du cannabis aux paris sportifs en passant par le bien-être animal, les fonds thématiques envahissent les gammes des sociétés de gestion. A fin mars 2021, Morningstar en a recensés 1.349 dans le monde. Ils représentent 595 milliards de dollars d’encours, soit plus du triple du montant géré il y a trois ans (174 milliards de dollars). Cela constitue 2,1 % des actifs investis dans les fonds actions dans le monde, contre 0,6 % il y a dix ans. Pour Morningstar, les fonds thématiques s’imposent comme «les grands gagnants de la pandémie mondiale». Sur les 12 mois à fin mars 2021, marqués par la propagation du Covid-19, ces fonds ont collecté 207 milliards de dollars dans le monde, alors qu’ils n’avaient attiré que 127 milliards de dollars sur les neuf années précédentes! Parallèlement à cet afflux d’argent frais, le menu des nouveaux fonds thématiques s’est élargi. Un record de 237 fonds a vu le jour en 2020, après 167 en 2019. L’Europe, principal marché pour les fonds thématiques L’appétit pour les fonds thématiques varie en fonction des régions du monde. Avec 400 fonds et 304 milliards de dollars d’actifs, l’Europe est devenue le marché numéro un pour ces produits. La part des fonds thématiques domiciliés en Europe est passée de 10 % en 2001 à 51 %, observe Morningstar. Dans le même temps, celle des Etats-Unis a reculé de 49 % à 28 %. Même si les ETF rivalisent de créativité en matière de gestion thématique, la plupart des actifs investis dans des fonds thématiques dans le monde sont gérés activement. C’est le cas pour 89 % des actifs sous gestion en Europe. Aux Etats-Unis, où les ETF sont plus répandus, cette part descend à 63 %. Pictet règne sur la gestion thématique Côté acteurs, Pictet domine le secteur avec 55,6 milliards de dollars d’encours. Un succès qu’il a bâti uniquement en Europe. La société de gestion suisse est suivie par l’américain Ark Financial, la société de Cathie Wood qui de son côté s’est uniquement développé en Amérique du Nord grâce à une gamme d’ETF gérés activement. BlackRock arrive (seulement) troisième, avec des encours plutôt d’origine européenne. Viennent ensuite First Trust, Robeco, BNP Paribas, Global X Management, Credit Suisse, Fidelity et Invesco. Ce classement montre qu’il n’existe pas de leader mondial et que le marché reste surtout régional. En Europe, Pictet arrive évidemment en tête du classement, devant BlackRock, BNP Paribas, Credit Suisse, Allianz Global Investors, Fidelity, Nikko AM, UBS, Amundi et Legal & General. La transition énergétique séduit les investisseurs S’agissant des thématiques, la transition énergétique est le domaine le plus populaire dans le monde avec 74 milliards de dollars d’encours. Morningstar note que ce secteur a été dopé par l’engagement de Joe Biden d’investir des milliards de dollars dans des infrastructures vertes fin 2020. Les technologies, avec 66 milliards de dollars d’actifs, représentent le deuxième thème le plus en vue dans le monde. L’économie numérique arrive troisième. En Europe, ce sont les thématiques larges qui se placent en premier (40,8 milliards de dollars), devant la transition énergétique (40,4 milliards) et la gestion de ressources (28,5 milliards). Morningstar note que le succès grandissant des fonds ESG en Europe a rejailli sur le monde de l’investissement thématique. Enfin, s’agissant des performances, le bilan est plus mitigé. Plus des deux tiers des fonds thématiques dans le monde ont survécu et surperformé les marchés mondiaux actions sur l’année à fin mars 2021, selon Morningstar. Toutefois, ce taux de succès chute à seulement 22 % des fonds thématiques sur 15 ans. Et 57 % des fonds thématiques ont été fermés durant cette période… Morningstar explique ces performances peu reluisantes par le fait que les frais des fonds thématiques ont tendance à être plus élevés que ceux des autres fonds. La société de recherche pointe aussi du doigt le manque de liquidité de ces fonds, notamment ceux qui suivent des thématiques très étroites. La concentration des positions s’est renforcée, au fur et à mesure du succès du secteur, avertit Morningstar, qui cite l’exemple d’un fonds thématique qui détenait plus d’un quart du flottant d’une action.
Le groupe mutualiste a signé jeudi le contrat de cession des titres d’Aviva France. Philippe Sorret sera nommé directeur général à l’issue de l’opération.