Face à un marché moins accommodant, les banques privées suisses se rapprochent
En 2015, le nombre de banques privées suisses est passé de 133 à 121. Qu’il s’agisse de fusions, de reprises ou de liquidations, les disparitions des banques privées est symptomatique des difficultés que rencontrent le secteur.
Avec un franc suisse fort et un environnement de taux négatifs, l’année 2015 a été particulièrement douloureuse explique le rapport : les taux négatifs pratiqués par la Banque nationale de Suisse ont coûté 247 millions de francs suisses aux banques privées. De même, 68% des établissements bancaires étudiés (87 au total) ont vu leur marge nette d’intérêts baisser. « Une baisse de 100 millions de francs suisses dans les actifs sous gestion reflète les conditions de marché négatives » précise le rapport.
Le rapport s’inquiète des conséquences de cette situation : les banques privées hypothèqueraient leur avenir, en réduisant leurs investissements. Ainsi, « seulement la moitié des grandes banques et un quart des petites banques se sont équipées de solutions informatiques nouvelles générations (noyau bancaire) », pourtant nécessaires pour relever les défis des banques digitales.
Afin de s’extraire de cet environnement difficile, le secteur se concentre. 15 opérations de M&A concernant une banques suisse ont eu lieu en 2015, soit le plus grand nombre depuis 2007. La concentration est avant tout domestique : 11 des 15 opérations se sont faites entre acteurs suisses, ces derniers cherchant « des économies d’échelle et un potentiel de synergie important ».
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