Yomoni lance une offre pour concurrencer la gestion privée
Sorti ce lundi, le service «Yomoni Society» cible les patrimoines supérieurs à 250.000 euros.
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Christine Lejoux
Yomoni, créé il y a trois ans, mise sur son historique de performances pour la conquête de nouveaux clients.
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Yomoni élargit son offre à la gestion privée. Le «robo-advisor» lance ce lundi «Yomoni Society», un service destiné aux détenteurs d’un patrimoine supérieur à 250.000 euros. Ces derniers, qui sont par exemple des entrepreneurs ou des business angels dont les besoin de gestion s’avèrent relativement complexes, représentent environ 20% des clients de Yomoni. Basé sur une plate-forme entièrement numérique, Yomoni Society permet une analyse poussée d’un patrimoine, avec en particulier l’identification d’éventuels déséquilibres dans l’allocation d’actifs et la suggestion de stratégies mieux adaptées.
Cette nouvelle offre, axée sur la gestion privée, marque un tournant dans l’évolution de Yomoni, créé il y a près de trois ans et jusqu’alors principalement associé à la clientèle «retail» des primo-épargnants. La conquête de nouveaux clients représente un enjeu important pour la fintech, qui vise la rentabilité fin 2019 ou début 2020. «Notre point d’équilibre correspond à une fourchette de 400 millions à 450 millions d’euros d’encours sous gestion», indique à L’AgefiSébastien d’Ornano, président exécutif de Yomoni. Des encours qui atteignent aujourd’hui 70 millions d’euros, pour 7.500 clients. Le robot-conseiller vise 100 millions d’euros d’encours cette année et 1 milliard d’euros en 2020.
Augmentation de capital prévue dans les prochains mois
Pour conquérir de nouveaux clients, Yomoni mise également sur son historique de performances. Depuis leur lancement, les placements proposés en assurance vie ont rapporté entre 5,3% et 25,1%, en fonction des profils de risque. Les rendements des compte-titres s’échelonnent de leur côté entre 2,8% et 22%.
Le robot-conseiller a également pour argument la compétitivité de ses frais de gestion. Le service Yomoni Society sera proposé sans frais supplémentaires par rapport à l’offre habituelle de la fintech, plafonnée à 1,6% des actifs gérés par an. A titre de comparaison, «les frais de gestion sous mandat dynamique sont compris entre 3% et 3,5%, en moyenne, dans le secteur», indique Sébastien d’Ornano.
Après le lancement de Yomoni Society, l’une des priorités de la fintech résidera dans la finalisation de son projet d’augmentation de capital, prévue dans les prochains mois. Yomoni avait procédé en février 2017 à la deuxième levée de fonds de son histoire, d’un montant de 5 millions d’euros, apporté par ses investisseurs historiques, à savoir le Crédit Mutuel Arkéa et Iéna Venture, l’incubateur de la Financière de l’Echiquier.
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