La fintech française doit encore mûrir pour rayonner à l’international
L’essai est marqué, il faut le transformer. Six start-up françaises figurent dans le top 100 mondial des meilleures fintech publié hier par KPMG et H2 Ventures. Ce classement est établi selon cinq critères : le montant des fonds levés, la proportion de ces derniers au capital, les diversités géographique et sectorielle, ainsi que la capacité d’innovation des produits et services proposés, «une mesure subjective qui s’applique uniquement au classement des fintech émergentes, de 50 à 100», expliquent le cabinet d’audit et la société de private equity australienne.
Sur les six fintech tricolores primées cette année, une seule figure dans le top 50, Lendix. Déjà présente l’année dernière, la plate-forme de prêts aux PME a néanmoins reculé de 13 places, de la 32e à la 45e. La start-up est la seule rescapée de 2016: l’insurtech Fluo et la plate-forme de cagnottes Leetchi – toutes deux soutenues par le Crédit Mutuel Arkéa –, classées «émergentes» l’année dernière, ont disparu du top 100.
KPMG et H2 Ventures ont identifié cinq nouvelles fintech françaises prometteuses (de 50 à 100) : la compagnie indépendante d’assurance santé collective en ligne Alan, le fournisseur franco-belge de compte de paiement multidevises pour les PME Ibanfirst, l’application de paiement mobile Lydia, l’éditeur de logiciels de gestion de paye Payfit, et la néobanque pour entrepreneurs Qonto.
«Depuis la première édition du classement Fintech 100, le poids des fintech françaises ne cesse de croître, c’est une excellente nouvelle pour le marché !, s’enthousiasme dans un communiqué Mikaël Ptachek, spécialiste fintech chez KPMG. Notre classement confirme ainsi une tendance de fond favorable et le dynamisme des entrepreneurs français, soutenus par un écosystème politique et financier qui investit dans de nombreux projets prometteurs.»
L’Europe représente 41% du top 100 et les fintech européennes sont majoritaires dans la partie des start-up émergentes. Le nombre de pays représentés dans le classement total est passé de 22 à 29 en 2017. La Chine continue de dominer le secteur avec 5 fintech dans le top 10, notamment le top 3 : Ant Financial, la filiale de paiements du géant du e-commerce Alibaba, l’assureur en ligne ZhongAn, et Qudian le spécialiste du microcrédit en ligne.
Plus d'articles du même thème
-
Prépar-Vie sélectionne une plateforme technologique pour ses opérations d’investissement front-to-back
L'opération doit permettre à l'assureur de simplifier ses opérations d’investissement et de rationaliser le reporting de son actif général et de ses investissements en unités de compte au sein d’une plateforme unique. -
Shine propose à ses clients du financement avec Froda
Shine signe avec la fintech de financement Froda pour proposer du crédit aux petites entreprises. -
Lydia dit au revoir aux numéros de téléphone pour les virements
La fintech, qui a démocratisé le virement via numéro de mobile, appelle le secteur à renoncer à cette fonctionnalité par mesure de sécurité. Un timing intéressant alors que Wero monte en puissance.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Les successions font flamber les rémunérations aux Etats-Unis
Contenu de nos partenaires
-
Fiscal drag raceEn Italie, 35 000 euros, la nouvelle frontière de la richesse
Alors que l’inflation repart à la hausse, les effets de seuil risquent de pénaliser à nouveau les classes moyennes -
DésindexationRetraite : n’ayons pas peur, mais préparons-nous !
Nul besoin d’y penser tous les jours, mais pourquoi ne pas lancer un side business, réfléchir à ce que l’on pourra négocier le jour J et regarder devant -
L'air du largeLe train, une bataille mondiale décryptée
Notre chroniqueur a lu le dernier livre de Claude Leblanc, journaliste au service international de l'Opinion, « Géopolitique du train » (PUF, Paris, 2026, 229 p.)