NewAlpha et Oddo investissent dans la solution de paiement Lydia
Lydia double la mise. Deux ans après avoir levé 3,6 millions d’euros, la plate-forme de paiement mobile a annoncé hier avoir récolté 7 millions d’euros. Le fonds fintech de NewAlpha AM et Oddo & Cie se sont partagé «un peu plus de la moitié» de ce nouveau ticket, explique à L’Agefi Cyril Chiche, président de Lydia. Le reste a été apporté par le fonds XAnge, le family office Duval Fintech et l’incubateur belge Belcube, qui avaient mené le tour de table de 2014, ainsi que par des business angels. Le management reste majoritaire, suivi d’XAnge, à l’issue de cette opération bouclée en juillet dernier sous la houlette de Clipperton Finance.
«Il s’agit du quatrième investissement de notre fonds fintech depuis janvier, après Heoh, Itrust et Unilend», précise Lior Derhy, managing director en charge du private equity chez NewAlpha, l’incubateur de La Française et Ofi. Oddo & Cie reste en revanche très discrète. La banque familiale a pourtant déjà investi dans l’agrégateur de comptes Bankin’, et son patron Philippe Oddo dans Compte-Nickel.
Depuis sa création en 2011, Lydia a levé 11 millions d’euros. Sa valorisation atteint désormais entre 20 et 30 millions d’euros, selon plusieurs sources proches. Lancée en 2013, son application mobile permet des paiements instantanés pour les particuliers et les professionnels. Elle revendique plus de 500.000 utilisateurs en France, dont 300.000 depuis le début de l’année, et en vise 3 millions sous deux ans.
«Nous visons au moins 600.000 nouveaux utilisateurs au Royaume-Uni, en Allemagne et en Espagne où nous allons nous lancer prochainement», dévoile Cyril Chiche. «Nous allons commencer dans quelques semaines par le Royaume-Uni. Si nous réussissons dans ce pays qui cumule beaucoup de fintechs, une monnaie différente et le Brexit, nous devrions pouvoir réussir ailleurs», espère le dirigeant. Lydia va «passeporter» son statut d’agent prestataire de services de paiement et veut débuter, comme en France, sur les campus universitaires.
La start-up revendique actuellement 10.000 paiements par jour. «Le ticket moyen avoisine 30 euros et les deux tiers sont réalisées pour le compte de commerçants, qui nous versent entre 0,7% et 1,5% par transaction», assure Cyril Chiche. Sur le segment des particuliers, elle risque toutefois d’être attaquée par PayPal qui vient d’annoncer la gratuité des transferts par carte bancaire en France.
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