Zodiac Aerospace avance toutes voiles dehors pour l’exercice en cours
Les résultats de Zodiac ont dépassé toutes les attentes au premier semestre de son exercice 2010-2011, grâce à la poursuite de la reprise du marché aéronautique, à l’intégration de plusieurs sociétés nouvellement acquises et à la hausse du dollar. Le chiffre d’affaires a augmenté de 35,6% pour atteindre 1,3 milliard d’euros, tandis que la marge d’exploitation courante a progressé de 80% (14,1% à fin février 2011 contre 7,9% un an plus tôt). Avec «une croissance organique de son résultat d’exploitation de 117% pour une progression organique de ses ventes de 24,6%», la branche équipements de cabines, qui représente 59% du chiffre d’affaires consolidé, affiche un effet de levier «impressionnant», estime Oddo Securities.
Alors que l’AMF avait interdit en novembre dernier à Safran de lancer une OPA hostile sur Zodiac durant une période de six mois, l’expiration prochaine de ce délai n’inspire «aucune inquiétude» à Olivier Zarrouati, président du directoire de Zodiac. Les deux groupes discutent d’ailleurs d’une coopération dans les avions électriques. Zodiac étudie en outre «plus activement que jamais» des projets d’acquisitions, malgré une dette nette en progression de 23% d’une année sur l’autre, à 796 millions.
Cette hausse de l’endettement provient de l’augmentation du BFR liée à la croissance des ventes et du rachat de la société Sell pour 213 millions d’euros en septembre 2010. «L’élément rassurant est le maintien de l’objectif d’un ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation compris entre 1,6 et 1,8 fois, stable sur l’exercice», relèvent les analystes de Kepler Research. Ceux-ci considèrent que l’absence, sans doute provisoire, de couverture de change sur l’euro/dollar en 2011-2012 «est la seule incertitude susceptible de peser sur les performances du groupe l’an prochain».
Olivier Zarrouati souligne que la crise japonaise a conduit le groupe à stocker des composants électriques «afin de se prémunir contre une éventuelle pénurie». Cela ne l’empêche pas de rester optimiste sur la persistance d’un cycle aéronautique haussier. Le groupe, qui tablait jusqu’ici sur une marge d’exploitation courante comprise «entre 12 et 13%», vise désormais pour l’ensemble de l’exercice 2010-2011 une marge «supérieure à 13% sur la base d’une parité euro/dollar à 1,30». L’action a pris 2,7% pour terminer à 51,5 euros hier à Paris.
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