Yahoo et AOL tombent dans l’escarcelle d’Apollo
L’opérateur télécom américain Verizon a officialisé ce lundi un accord avec le fonds Apollo Global Management, auquel il revend la plupart de ses activités de médias, dont Yahoo ! et AOL, pour 5 milliards de dollars (4,15 milliards d’euros).
A la suite de cette annonce, l’action Verizon prenait 0,30% à 58 dollars lundi dans la matinée à la Bourse de New York.
Selon les termes de l’accord, Verizon recevra 4,25 milliards de dollars en numéraire et 750 millions de dollars d’actions préférentielles. Verizon conservera une participation de 10% dans l’activité, qui sera dénommée Yahoo à l’issue de l’opération.
« La scission de l’entreprise permettra à Verizon Media de se développer de manière offensive dans des segments en croissance et profitera à ses employés, ses annonceurs, ses partenaires éditeurs et près de 900 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde », ont déclaré Verizon et Apollo dans un communiqué.
Perte de valeur
Une chose est sûre, la valeur de Yahoo et AOL – médias numériques emblématiques du début des années 2000 – s’est effritée au fil des années. Verizon les avait acquis respectivement en 2015 et 2017 pour 9 milliards de dollars au total, ambitionnant alors de créer un nouveau pôle de publicité et de médias numériques destiné à concurrencer les géants internet Google et Facebook.
Mais en raison de performances décevantes, Verizon avait déprécié de 4,5 milliards de dollars la valeur de son pôle numérique en 2018. Il avait engagé un plan de restructuration chez Yahoo, dès son rachat en 2017, et a finalement revendu certains actifs, comme les sites d’information HuffPost et BuzzFeed en novembre dernier.
A lui seul, Yahoo était valorisé 43 milliards de dollars en mars 2005, et même 100 milliards de dollars le 3 janvier 2000, jour où son action avait atteint un pic de 118,75 dollars.
Plus d'articles du même thème
-
La cour d'appel ouvre la voie à un nouvel épisode du feuilleton Vivendi-Bolloré
La cour d’appel de Paris, cour de renvoi, a apporté la même réponse que l’Autorité des marchés financiers en novembre 2024 au dossier Vivendi-Bolloré, se bornant à une stricte lecture des textes, sans se prononcer sur les possibles lectures du contrôle de fait ouvertes par la Cour de cassation. -
La cour d’appel estime à son tour que Bolloré ne contrôle pas Vivendi
Dans sa décision du 8 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a suivi la Cour de cassation en estimant que Vincent Bolloré et Bolloré SE ne contrôlaient pas Vivendi et n'avaient pas à lancer une offre de rachat des minoritaires. -
Les coupes dans les effectifs de Xbox illustrent les difficultés du jeu vidéo
Les revenus de la division jeux vidéo de Microsoft ont chuté et son service d'abonnement à la Netflix déçoit, souligne sa nouvelle dirigeante, Asha Sharma, dans un memo tranchant, rendu public lundi. Elle va licencier 20% de ses effectifs.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Séjourner à la croisée des chemins en Corse
Des aiguilles de Bavella au Sud, au Cap Corse, à la pointe Nord de l’Ile de Beauté, voici cinq bons plans pour séjourner dans des hôtels d’exception qui vous invitent à parcourir les sentiers emblématiques ou confidentiels qui les entourent. -
Casse-têtePartenaires sociaux : un réservoir d'idées encore inexploité sur le financement du modèle social
Pourtant experts sur la question, syndicats et patronat peinent à se retrouver pour caler un vrai débat sur le financement du modèle social avant l’élection présidentielle -
DilemmesPrésidentielle : qui osera réformer le modèle social ?
Le modèle social français est une bombe à retardement. Qui sera prêt à la désamorcer ? Les candidats pour 2027 se font encore timides sur les grandes décisions à prendre sur la dépense et la nature du financement