La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
Le gouvernement va augmenter le taux des livrets réglementés à partir d’août prochain en raison du regain d’inflation des derniers mois. Un mouvement qui ne fera pas les affaires des banques.
Le relèvement des taux d’intérêt des livrets réglementés cet été pèsera sur la rentabilité des banques françaises.
Cette hausse, dont le principe a été confirmé par le ministre Roland Lescure, pourrait porter le taux du Livret A de 1,5 % à 1,8 % dès le mois d’août.
Ce changement représenterait un surcoût annuel d’environ 850 millions d’euros pour les établissements de crédit.
Le retour de l’inflation et la hausse des taux qui l’accompagne font généralement les affaires des banques. Ils portent leur marge nette d’intérêt et donc leurs résultats. En France, cet effet favorable est toutefois en partie contrebalancé par une spécificité hexagonale : les livrets réglementés.
BPCE, BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale et consorts prennent en charge une partie de la rémunération du Livret A, du Livret développement durable et solidaire (LDDS) et du Livret d’épargne populaire (LEP) qui augmente avec l’inflation et les taux d’intérêt.
Lors de la flambée des taux qui a suivi la période de Covid-19, ce mécanisme avait ainsi empêché les banques françaises de profiter à plein du retournement d’environnement, contrairement à leurs concurrentes européennes.
A l’inverse, le repli de la rémunération des livrets réglementés initié en février 2025 a bénéficié à l’ensemble des acteurs français. Cette tendance va toutefois prendre fin dès cet été. Le rebond de l’inflation lié à la guerre en Iran et les hausses de taux associées vont entraîner une hausse du taux du Livret A et du LDDS dès le mois d’août prochain. Sans en préciser l’ampleur qui ne sera connue que le 15 juillet prochain, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, l’a récemment confirmé. L’application de la formule devrait porter la rémunération de 1,5% actuellement à 1,8% à partir du mois prochain, selon les calculs du Cercle de l’Epargne. Le taux du LEP est de son côté susceptible de passer de 2,5% à 2,8%.
Entre 40% et 50% du coût
Ces évolutions pourraient coûter environ 850 millions d’euros aux banques sur une base annualisée et en supposant un maintien des encours des livrets réglementés à leur niveau actuel.
Les établissements de crédit assument en effet 40% de la rémunération du Livret A-LDDS et 50% de celle du LEP. Un surplus de 0,3 point affecté à 40% des 609,5 milliards d’euros d’encours des deux livrets phares représente 731 millions d’euros. Pour le LEP, le même calcul aboutit à un surcoût de 125 millions d’euros.
La Banque Postale et BPCE, distributeurs historiques de ces produits, semblent les plus exposées. Au sein des banques cotées, le Crédit Agricole et la Société Générale sont plus sensibles au sujet que BNP Paribas.
Contrairement à la période post-Covid qui avait vu la rémunération des livrets augmenter progressivement pendant une période prolongée, la hausse du mois d’août pourrait néanmoins être sans lendemain. L’accalmie au Moyen-Orient a permis de faire retomber le cours du pétrole, ce qui devrait permettre une désinflation. D’autant plus que le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a récemment estimé qu’il ne constatait pas d’inflation «de second tour» due à la flambée des prix de l’énergie entre février et mai.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le quadruple candidat insoumis, qui vient de fêter ses 75 ans, doit en partie sa force à l’invraisemblable faiblesse de ses rivaux sociaux-démocrates, suspendus à la tenue d’une primaire au mois d’octobre
La vulnérabilité des services informatiques de l'Etat, mise au jour par le piratage du fisc, et les réponses apportées par le gouvernement interrogent sur nos capacités de défense numérique