WeWork se met en faillite aux Etats-Unis
Le fournisseur d’espaces de travail partagés WeWork, start-up adossée à SoftBank dont l’ascension fulgurante et la chute ont entraîné une refonte du secteur à travers le monde, a déposé lundi le bilan auprès d’un tribunal américain.
Cette démarche représente un aveu d'échec de la part du groupe technologique japonais SoftBank, qui détient environ 60% de WeWork et a investi des milliards de dollars pour son redressement, après avoir raté son pari de voir les entreprises recourir davantage à ses bureaux partagés.
Jadis startup américaine la plus valorisée à Wall Street, WeWork a déclaré qu’environ 92% de ses créanciers avaient accepté de convertir leur dette sécurisée en capital via un accord de restructuration ce qui permettrait de réduire la dette de 3 milliards de dollars.
Le groupe a aussi fait part de son intention d’effectuer des démarches juridiques au Canada.
Baisse de 98%
Les bureaux hors des Etats-Unis et du Canada ainsi que les franchises à travers le monde ne sont pas concernés par ces procédures, a indiqué WeWork, dont le titre a dégringolé de plus de 98% cette année.
Avec le recours accru au télétravail depuis la pandémie de Covid-19, WeWork s’est retrouvé en difficulté pour enregistrer un bénéfice et verser les loyers élevés de ses locaux. Au deuxième trimestre 2023, 74% du chiffre d’affaires du groupe a servi à payer ses espaces de travail.
(Avec Reuters)
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