Technicolor Creative Studios restructure sa dette
-
Image Technicolor
Aboutissement. Un mois après avoir annoncé des discussions avec ses principaux créanciers, Technicolor Creative Studios (TCS) vient de conclure un accord de principe en vue d’un refinancement de 170 millions d’euros, auprès de la plupart de ses actionnaires et prêteurs. Approuvé à l’unanimité par le conseil, cet accord sera soumis à l’approbation du tribunal de commerce de Paris avant la fin du mois.
Avec cette nouvelle structure financière, le groupe pourra répondre à ses besoins de liquidités à partir du deuxième trimestre 2023 et concentrer ses flux de trésorerie sur les besoins opérationnels.
Ce refinancement réduirait l’endettement financier du groupe, en atténuant la charge d’intérêts, mais aussi en subordonnant 170 millions d’euros et en convertissant 30 millions d’euros de dette en fonds propres.
Concrètement, une partie de ce financement «new money» devrait être apportée à la fin du mois ou début avril, et le solde serait mis à disposition d’ici la fin du deuxième trimestre 2023.
Il comprend d’une part, l’émission de 60 millions d’euros d’obligations convertibles entièrement garanties par des fonds gérés par Angelo Gordon. Emission qui devra être approuvée par la prochaine assemblée générale, dont la date n’est pas encore connue. La conversion de ces convertibles permettra de détenir 33% du capital dilué. D’autre part, une ligne de crédit super senior sera souscrite par le groupe des prêteurs pour 110 millions d’euros.
En contrepartie, ces prêteurs recevront des bons de souscription d’actions (BSA) donnant droit à 11% du capital dilué, sous réserve du feu vert de l’AG. Ces deux opérations devraient avoir lieu avant la fin juin, sous réserve que les prêteurs New Money et Angelo Gordon fournissent un financement provisoire («bridge financing») de 85 millions d’euros d’ici début avril 2023.
Parallèlement la dette à taux variable de 621 millions d’euros serait rétablie pour 421 millions à horizon septembre 2026 ; la facilité de crédit renouvelable multidevises serait renouvelée pour son montant total de 40 millions d’euros ; les créanciers de la facilité de premier rang convertiront 30 millions d’euros de dettes en fonds propres via une augmentations de capital par compensation de créances ; et une partie de la facilité de premier rang sera convertie en instrument subordonné pour 170 millions d’euros.
A l’issue de ces opérations, les créanciers de la facilité de premier rang détiendraient 65,7% du capital social et 44% du capital dilué. Les actionnaires actuels de TCS conserveraient 12% du capital dilué.
TCS a demandé la suspension de la cotation de ses actions mercredi et sa reprise vendredi matin. La société présentera également ses résultats annuels ce 10 mars.
Le distributeur affiche sa préférence pour le plan de restructuration présenté par son premier actionnaire. Il souhaite toutefois l’améliorer légèrement pour les créanciers et a besoin du soutien des banques.
Alors que les positions entre les créanciers et le premier actionnaire, Daniel Kretinsky, sont aux antipodes, le conseil d’administration du distributeur doit présenter un plan en espérant que les banques reverront leurs exigences.
La Banque des règlements internationaux a exposé ses propositions pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1). L’institution donne l’impression de vouloir imposer aux banques européennes de nouvelles règles complexes, pas toujours adaptées.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
Xavier Niel, fondateur de Free, rachète 16 % de Vodafone, leader des télécoms au Royaume-Uni, au groupe de télécommunications émirati E& et devient le premier actionnaire du groupe britannique
Le lourd bilan humain de l’incendie en Andalousie rappelle que les feux de forêt ont fait plusieurs centaines de morts en Europe depuis dix ans. Jusqu'à présent, les incendies en France ont fait peu de victimes humaines
La Commission estime que les deux plateformes de Meta, trop addictives, rendent captifs leurs utilisateurs, dont les enfants. Deux fonctions sont particulièrement en cause : la lecture automatique des vidéos et leur défilement sans fin