Stellantis annonce plus de 22 milliards d’euros de charges exceptionnelles
Le constructeur automobile a annoncé des résultats annuels préliminaires par anticipation. Ils sont marqués par une lourde perte nette et le groupe ne versera pas de dividende cette année. En Bourse, l’action s’effondre.
A la clôture du 5 février, l'action Stellantis abandonnait déjà 35% sur un an
-
Copyright William Crozes @ Continental Productions
Stellantis a annoncé vendredi une profonde révision de sa stratégie qui conduit le constructeur automobile à comptabiliser des charges exceptionnelles de 22,2 milliards d’euros dans ses comptes du second semestre de l’année dernière, dont 6,5 milliards d’euros se traduiront par des sorties de cash au cours des quatre prochaines années.
L’industriel devrait ainsi avoir accusé une perte nette supérieure à 20 milliards d’euros lors de l’exercice 2025, au titre duquel aucun dividende ne sera versé. Pour préserver la solidité de son bilan, le groupe a obtenu l’accord de son conseil d’administration pour émettre «des obligations hybrides perpétuelles subordonnées non convertibles pour un montant maximum de 5 milliards d’euros».
Le constructeur va également céder sa participation de 49% dans la coentreprise NextStar Energy, spécialisée dans la production de batteries au Canada, à son partenaire LG Energy Solution. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué mais les deux entreprises ont investi en tout plus de 5 milliards de dollars canadiens dans cette entité.
«Stellantis a annoncé aujourd’hui que, dans le cadre de son ‘reset’ et de la préparation de la communication de son nouveau plan stratégique en mai cette année, elle a procédé à une évaluation approfondie de sa stratégie et des coûts associés pour répondre désormais aux attentes réelles et concrètes de ses clients», a indiqué le groupe dans un communiqué.
En réaction à ces annonces, le titre Stellantis plongeait de 24% dans la matinée. Il abandonne désormais près de 50% en un an.
Problèmes opérationnels et transition énergétique
Selon Antonio Filosa, le directeur général de Stellantis, cité dans ce communiqué, les charges exceptionnelles annoncées vendredi «reflètent en grande partie le coût d’avoir surestimé le rythme de la transition énergétique, ce qui nous a éloignés des besoins, des moyens financiers et des désirs réels de nombreux acheteurs». «Elles reflètent également l’impact de problèmes opérationnels antérieurs, dont les effets sont progressivement traités par notre nouvelle équipe», a poursuivi le dirigeant.
Sur les 22,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles, 14,7 milliards d’euros sont liés au réalignement des plans produits de Stellantis avec les attentes effectives des clients et avec les nouvelles réglementations en matière d'émissions aux Etats-Unis, ce qui se traduit par une réduction significative de ses prévisions de ventes de véhicules électriques.
Selon des données préliminaires fournies par la société, sa perte nette devrait s'établir entre 19 milliards et 21 milliards d’euros au titre du second semestre 2025, après être ressortie à 2,3 milliards d’euros lors du premier.
Plus positif, Stellantis a annoncé avoir enregistré une hausse de ses facturations de 9% au quatrième trimestre, à 1,5 million d’unités. Une performance portée par un rebond de 43% en Amérique du Nord.
Concernant 2026, le groupe prévoit une amélioration de son chiffre d’affaires, de sa marge opérationnelle courante et de son flux de trésorerie industriel, par rapport à 2025.
L’entreprise dévoilera ses résultats annuels complets le 26 février prochain et elle présentera sa prochaine feuille de route stratégique le 21 mai 2026.
Le géant allemand de l’assurance met en avant ses résultats records en assurance dommages et en gestion d’actifs pour tenter d’éclipser une performance en demi-teinte en assurance vie et santé.
Le groupe de matériel ferroviaire affiche un résultat net annuel de 324 millions d’euros. Toutefois, confronté à une consommation excessive de trésorerie, il veut s’attaquer à son efficacité opérationnelle et à son empreinte industrielle.
L'industriel allemand affiche un carnet de commandes record de 124 milliards d'euros à la fin de son deuxième trimestre. Mais le groupe se montre prudent quant à de potentielles répercussions du conflit au Moyen-Orient sur son activité.
Entrée en service fin 2023, l'« Autoroute de l’eau » permet de réorienter une partie de la ressource du Nord du pays vers le bassin hydraulique de Rabat et Casablanca. Un chantier colossal qui a nécessité 5,9 milliards de dirhams, soit 540 millions d'euros, et 7 millions d’heures de travail
Le président américain, en visite de deux jours en Chine, a promis un « avenir fabuleux » à Xi Jinping. Les désaccords restent pourtant nombreux sur Taïwan, les terres rares ou encore les échanges commerciaux
Donald Trump a atterri en Chine. Sur la dizaine de chefs d'entreprise qui l'accompagnent, sept sont des acteurs incontournables de la tech. Entre situations désespérées, opérations séductions et renforcement des relations commerciales, chaque entreprise a un intérêt à se trouver à bord de la délégation du président