Sanofi va vendre sa branche générique en Europe sans émouvoir le marché
Sanofi va céder son activité de médicaments génériques en Europe sans renier ses ambitions initiales dans les pays émergents. En 2009, le groupe avait pris le contrôle du groupe tchèque Zentiva, un des leaders des génériques. Objectif : contribuer à des soins abordables dans les pays où les besoins sont particulièrement importants.
Il est cependant apparu en 2016 qu’en Europe occidentale spécifiquement cette activité allait nécessiter des investissements significatifs pour prospérer. D’où la décision de vendre la partie concernée des actifs de Zentiva, mais en conservant ses actifs en Russie ou en Turquie, par exemple.
L’offre ferme reçue du fonds Advent, 1,9 milliard d’euros, correspond largement à ce qui était attendu par rapport aux multiples habituels de valorisation de l’industrie. Faute d’effet de surprise, le titre Sanofi n’a donc guère bougé mardi, finissant sur un gain un peu inférieur à celui du CAC 40.
Le problème est que la capitalisation de Sanofi a diminué d’un tiers au cours des deux dernières années, les investisseurs sanctionnant une croissance trop maigrelette. Le marché ne peut plus se contenter d’opérations à la marge telle que celle conclue avec Advent sur Zentiva.
Avec l’acquisition de l’américain Bioverativ pour 11,6 milliards de dollars et de la biotech belge Ablynx, pour 4,8 milliards de dollars, le dirigeant est certes récemment passé à l’offensive. Mais il faudra plusieurs années pour voir si ces rachats, chèrement valorisés, tiennent leurs promesses.
La vente du pôle génériques en Europe figurait bel et bien sur la feuille de route du laboratoire pour 2018. Mais pour ressusciter l’intérêt du marché il lui faudra avant tout démontrer qu’il est capable de renouer cette année avec la croissance de ses ventes globales.
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