Sanofi publie des comptes inférieurs aux attentes et change de directeur financier
Sanofi a confirmé jeudi ses prévisions pour 2024, en dépit de résultats inférieurs aux attentes des analystes au quatrième trimestre. Le groupe pharmaceutique a également annoncé la nomination de François-Xavier Roger, ancien directeur financier de Nestlé, au poste de directeur financier en remplacement de Jean-Baptiste Chasseloup de Chatillon, qui prend la tête d’une fondation.
Sur la période d’octobre et décembre, Sanofi a dégagé un bénéfice net par action (BNPA) des activités, sa mesure de rentabilité préférée, de 1,66 euro, en hausse de 8,2% à taux de change constants et en baisse de 2,9% à données publiées.
Le bénéfice net des activités, qui correspond au résultat net hors impact des cessions et acquisitions, de Sanofi a baissé de 2,7% à données publiées au trimestre écoulé, à 2,08 milliards d’euros. A taux de change constants, il a progressé de 8,2%.
+31% pour Dupixent
Le chiffre d’affaires du laboratoire français s’est établi sur la période à 10,92 milliards d’euros, en hausse de 9,3% à taux de change constants et de 1,8% en données publiées.
Les ventes du Dupixent, le produit phare du groupe utilisé pour traiter plusieurs maladies inflammatoires, ont progressé au quatrième trimestre de 31,3% à taux de change constants, à 2,99 milliards d’euros.
Selon le consensus Vara communiqué par Sanofi, les analystes tablaient en moyenne sur un BNPA des activités à taux de change constants de 1,70 euro, sur un bénéfice net des activités de 2,14 milliards d’euros et sur un chiffre d’affaires de 11,04 milliards d’euros.
Le groupe a confirmé anticiper pour cette année une baisse de son BNPA des activités à taux de change constants «dans le bas de la fourchette à un chiffre» par rapport à 2023. Cet indicateur est ressorti à 8,11 euros sur l’ensemble de l’exercice 2023, en hausse de 5,4% à taux de change constants.
Sanofi a précisé que le BNPA des activités à taux de change constants devrait rester «à peu près stable si l’on exclut l’impact de la hausse attendue du taux effectif d’imposition à 21%».
A lire aussi : Sartorius Stedim se projette à quatre ans pour mieux tourner la page 2023
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