Pour se désendetter, Alstom envisage une augmentation de capital
L'équipementier ferroviaire Alstom a annoncé mercredi un plan de désendettement, marqué notamment par des cessions d’actifs, une éventuelle augmentation de capital, des suppressions de postes et une dissociation des fonctions de président et de directeur général.
Pour renforcer son bilan et maintenir une note de crédit de catégorie investissement chez Moody’s, Alstom entend réduire sa dette nette d’un montant de 2 milliards d’euros d’ici à mars 2025. Dans ce cadre, le groupe a annoncé avoir d’ores et déjà lancé un programme de cessions d’actifs pour un montant compris entre 500 millions et 1 milliard d’euros. Alstom envisage également une augmentation de capital dont le montant et la date n’ont pas été fixés.
Nouveau président
L’industriel a également annoncé la suppression de 1.500 postes dans le monde, représentant près de 10% du total des fonctions commerciales et administratives.
Le groupe a annoncé que son conseil d’administration proposerait à la prochaine assemblée générale des actionnaires, prévue en juillet 2024, de nommer Phillipe Petitcolin, ancien directeur général de Safran, président du conseil d’administration. Les fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général seront alors dissociées. Henri Poupart-Lafarge restera directeur général.
En parallèle, Alstom a confirmé ses résultats semestriels dévoilés le mois dernier, ainsi que ses objectifs pour l’exercice qui s’achèvera le 31 mars 2024 et à moyen terme. Le conseil d’administration proposera par ailleurs qu’aucun dividende ne soit versé au titre de l’exercice 2023-2024, contre un coupon de 0,25 euro payé au titre de l’année précédente.
En réaction à ces annonces, l’action Alstom s’effondrait de 13,5% mercredi à 10h20, portant sa chute depuis le début de l’année à 46%.
A lire aussi : Alstom revoit en forte baisse ses objectifs de free cash-flow
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