L’Etat près de s’alléger dans les constructeurs auto
Pressé de trouver 7 à 8 milliards d’euros pour recapitaliser EDF et Areva, l’Etat pourrait profiter du retour en grâce d’un secteur en convalescence, l’automobile.
L’Etat est un gros actionnaire à la fois de Renault, dont il détient près de 20% du capital pour 4,5 milliards d’euros, et PSA, avec 14% du capital en sa possession pour près d’un milliard et demi.
Bercy ne cache pas réfléchir à disposer de sa participation dans PSA, récente et peu stratégique.
Ensuite, parce qu’avec une plus-value poche de 70%, le gain pour les finances publiques approche 700 millions d’euros.
Mais la perspective de laisser le chinois Dongfeng face à la famille Peugeot, pas forcément en position de se substituer à l’Etat, pourrait dissuader celui-ci de vendre, au moins avant les présidentielles.
Plus facile serait de céder des titres Renault.
On sait que l’Etat s’était l’an dernier renforcé de 5% dans le capital pour s’assurer en assemblée générale le bénéfice des droits de vote double ouvert par la loi Florange.
Pendant longtemps, cette position de 5% était en moins-value.
Malgré le recul récent des valeurs automobiles, le cours de Renault s’est beaucoup rapproché du cours d’achat par l’Etat, entrouvrant pour lui la porte de sortie.
Il pourrait choisir d’en profiter tout en gardant les droits de vote nécessaires pour équilibrer l’influence de Nissan dans l’alliance.
Au cours actuel l’Etat pourrait retirer de ses 5% un bon milliard deux cent millions.
Avec le 1,8 milliard qu’il peut espérer de la privatisation des aéroports de Nice et Lyon, c’est donc plus de 3,5 milliards dont il pourrait disposer entre toutes ces cessions.
Ce n’est pas mal mais loin d’être encore suffisant pour assurer l’avenir du pôle nucléaire.
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