Les revenus de Thales continuent à être tirés par la défense
Le groupe de technologies et de défense Thales a confirmé mardi ses perspectives de croissance et de marge pour 2026, après avoir fait état d’une progression soutenue de son activité au premier trimestre, dans un contexte marqué par une forte demande pour ses solutions de défense.
Pour la période de janvier à mars, les revenus de Thales se sont établis à 5,32 milliards d’euros, en hausse de 7,2% en données publiées et de 9,7% en données organiques par rapport au premier trimestre 2025. Dans le pôle défense, le chiffre d’affaires a grimpé de 14,3% en organique sur un an, pour atteindre 3,05 milliards d’euros.
«La dynamique de croissance dans la défense est forte», a souligné Pascal Bouchiat, le directeur général finances et systèmes d’information de Thales, à l’occasion d’une conférence avec des journalistes. «Nous bénéficions de nos investissements et de la hausse de nos capacités de production», a-t-il ajouté.
En parallèle, les prises de commandes de Thales se sont inscrites à 4,65 milliards d’euros au premier trimestre, soit une augmentation de 23% en données publiées et de 27% en données organiques sur un an. Dans la défense, les prises de commandes ont bondi de 75% en organique sur un an.
A lire aussi: Le financement de la défense privilégie la grande stratégie mais néglige l’intendance
Thales est présent dans la guerre antimines
Dans un communiqué, Thales souligne que «les récents événements, notamment au Moyen-Orient, renforcent la pertinence de ses solutions, particulièrement en matière de surveillance et [de] défense aérienne», mais également dans la «guerre des mines sous-marines.» En janvier, Thales a par exemple décroché un contrat visant à fournir au Qatar des radars Ground Master 200 MM/A et Ground Master 400 Alpha.
Selon le consensus disponible sur le site Internet de Thales, les analystes escomptaient, pour les trois premiers mois de l’année, des prises de commandes de 4,85 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de 5,19 milliards d’euros, en croissance organique de 6,5% sur un an.
Concernant ses perspectives, Thales prévoit toujours cette année une croissance organique de son chiffre d’affaires de 6% à 7%, correspondant à un chiffre d’affaires de 23,3 milliards à 23,6 milliards d’euros. En parallèle, la société vise également cette année une marge d’Ebit ajusté allant de 12,6% à 12,8%.
A lire aussi: Dassault Aviation esquisse la succession de ses principaux dirigeants
Plus d'articles du même thème
-
OPmobility maintient ses objectifs malgré la chute de ses revenus
L'équipementier automobile a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 6% au premier trimestre 2026. Les dirigeants visent toujours une hausse de la marge opérationnelle, du résultat net et du flux de trésorerie disponible cette année. -
Atos prévoit une nouvelle baisse de ses ventes cette année
L'entreprise vise désormais un repli organique de son activité après une chute de 11% au premier trimestre. Les dirigeants accusent la volatilité de l'environnement économique. -
Kenfo ouvre ses portefeuilles cotés aux valeurs de défense
Le fonds allemand dédié au financement du stockage des déchets nucléaires, Kenfo, va lever l’exclusion qui lui interdisait d’investir dans des entreprises de défense sur les marchés cotés.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Prix de l’énergie : les mesures d'aides aux entreprises vont se « poursuivre en mai », indique Roland Lescure
Alors que les prix du carburant ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, indique que Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces « en fin de journée » -
Apple : Tim Cook va quitter la direction du groupe début septembre
Tim Cook va passer la main à John Ternus, responsable des produits physiques (de l’iPhone au Mac), début septembre et va devenir président du conseil d’administration de la firme à la pomme -
Immigration: Bruno Retailleau veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes »
Paris - Le candidat de LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre à ban des nations européennes» l’Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d’un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays. A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait», a affirmé sur LCI le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l’esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise». «Je mettrais (l’Espagne) au ban des nations européennes», a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite. «Heureusement aujourd’hui l’Europe a changé», a-t-il estimé. L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique. © Agence France-Presse