Les producteurs d’électricité nucléaire allemands retiennent leur souffle
Le gouvernement doit dévoiler mercredi le projet de loi fixant le coût de stockage des déchets des centrales démantelées.
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Olivier Pinaud
Une centrale nucléaire RWE en Allemagne, photo: Hannelore Foerster/Bloomberg
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Après plusieurs années d’incertitudes, les producteurs allemands d’électricité seront fixés sur leur sort demain. Le ministère de l’Energie doit dévoiler le projet de loi sur le démantèlement des centrales nucléaires du pays. Négocié âprement depuis des mois, ce texte conclura le processus de sortie du nucléaire engagé par le gouvernement d’Angela Merkel après la catastrophe de Fukushima en 2011. Les 8 centrales nucléaires encore en fonctionnement, sur les 19 que comptait l’Allemagne fin 2000, mais dont une partie avait déjà été fermée avant l’accident au Japon, devront s’éteindre d’ici à 2022.
La loi doit fixer la charge pour les quatre exploitants de centrales : E.ON, RWE, Vattenfall et EnBW. En avril, la commission indépendante KfK chargée d’évaluer le coût du démantèlement avait chiffré à 23,3 milliards d’euros, plus intérêts, la somme que devraient verser les quatre producteurs d’électricité au fonds public de financement du stockage des déchets radioactifs ; la fermeture et le démantèlement étant à la charge directe des opérateurs. En échange de la constitution de ce fonds, les industriels ne seront plus responsables juridiquement et financièrement du coût de la gestion des déchets.
Depuis la première conclusion de la KfK, ce montant, qui avait été arrêté sur la base des chiffres de 2014, devrait probablement avoir été légèrement augmenté. Les analystes de BofA Merrill Lynch tablent sur 24,2 milliards d’euros, ce qui devrait forcer les opérateurs à passer de nouvelles charges exceptionnelles. Au moment de l’audit de la commission indépendante, les quatre opérateurs concernés n’avaient provisionné que 17,2 milliards d’euros pour couvrir le stockage des déchets.
Cette contribution au fonds public comprend notamment un «risque de surcharge» de 35%, niveau contesté par les opérateurs, notamment en raison du caractère aléatoire qu’elle fait peser sur leurs finances. E.ON est le premier concerné par cette mise à contribution financière compte tenu de son parc nucléaire. Le groupe exploite encore trois centrales où il est majoritaire, une à parité avec Vattenfall et trois minoritairement avec RWE. Il pourrait devoir supporter seul un peu plus de 40% de la facture, ce qui pourrait le pousser à lever du capital l’an prochain, par émission d’actions ou cessions d’actifs.
Cette dégradation de la balance commerciale résulte de l’achat d’hydrocarbures à des prix plus élevés, qui n’est pas compensé par l’augmentation des exportations d’électricité ou de produits raffinés.
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