Les grands distributeurs français rassurent le marché
Grâce à une activité au troisième trimestre jugée encourageante, Carrefour a tenu la vedette hier à la Bourse de Paris en signant la plus forte hausse du SBF 120, avec un bond de près de 9%. Casino pourrait suivre le même chemin vendredi.
Le groupe stéphanois, qui a connu un véritable chemin de croix boursier cette année, a lui aussi annoncé un chiffre d’affaires légèrement au-dessus du consensus, confirmant au passage l’ensemble de ses objectifs financiers annuels.
Ce qu’a retenu le marché dans le cas de Carrefour est le redressement des ventes dans ses deux grands marchés, la France, où les ventes dans les hypers se sont stabilisées, et le Brésil.
Le retour d’une dynamique dans l’alimentaire « la plus forte depuis 2015 » a fait oublier des contreperformances en Europe du Sud, particulièrement en Italie.
Or Casino affiche des tendances similaires, avec un dynamisme plus marqué encore dans les hypers en France, en croissance de +3,2% en organique et de +2,8% en comparable.
Au Brésil, où l’inflation a resurgi, la hausse du chiffre d’affaires dépasse 10%, mais ce chiffre est néanmoins impacté par un fort effet de changes défavorable.
Les analystes devraient être rassurés par ces chiffres, un peu meilleurs qu’attendus par le consensus.
Le titre Casino devrait donc en profiter, même si le marché a déjà bien anticipé le redressement en cours : depuis son plus bas niveau de l’année touché début septembre, l’action a rebondi de 63%.
De quoi rendre un peu le sourire à Jean-Charles Naouri, le patron de Casino, et faire perdre le leur à nombre de gérants de hedge funds qui ont vendu trop tard le titre à découvert et vont devoir le racheter plus cher pour les livrer à échéance.
S’il est trop tôt pour le premier pour considérer la partie gagnée au vu de ses prochaines échéances financières, plusieurs de ses adversaires acharnés savent déjà qu’ils l’ont perdue.
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