Les analystes désespèrent des profits 2016
Les taux d’intérêt restant collés au plancher et même en dessous, le salut en Bourse ne peut venir que des perspectives de résultats des entreprises.
Mais les analystes ne voient dans les tendances actuelles aucune raison de se réjouir, au contraire.
Pour l’instant, les premiers résultats sur l’ensemble de 2015 publiés par les grands groupes européens sont d’un cru correct.
Sur un total de 88 d’entre eux ayant dévoilé leurs comptes, les deux-tiers ont fait au moins aussi bien que le consensus s’agissant du résultat par action, et 31% moins bien selon le bureau d’analyse de Morgan Stanley.
C’est un ratio correct. Il est même un peu meilleur s’agissant des ventes, supérieures ou égales au consensus dans 85% des cas.
Le problème est que les analystes n’attendent pas une réédition de la performance cette année.
Au contraire, l’évaporation de la croissance, qui est derrière la déroute boursière de ce début d’année, se retrouve dans les prévisions de résultats par action, tous secteurs confondus.
Ils ont été réduit de près de 5% sur les grandes valeurs européennes depuis 3 mois, et de plus de 2% en janvier.
Sans surprise, c’est le secteur de l’énergie et des matières premières qui mine la cote, avec une révision en baisse du profit par action de près de 20% en un mois seulement.
Autres secteurs touchés, les matériaux et les financières, qui ont une nouvelle fois durement payé hier la réduction de 5% de leurs perspectives de résultat depuis trois mois.
A l’inverse, seuls les secteurs de l’automobile et des semi-conducteurs tirent leur épingle du jeu.
Mais ils pèsent trop peu pour modérer la pression à la baisse des cours, totalement et déraisonnablement dominante depuis le début de l’année.
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