L’échec sur Alstom n’a pas refroidi les velléités d’acquisitions de Mitsubishi Heavy Industries
Shunichi Miyanaga a tourné la page Alstom, mais le directeur général de Mitsubishi Heavy Industries (MHI) n’a pas renoncé à ses projets d’acquisitions. Selon lui, malgré l’échec, l’opération menée sur le groupe français avec Siemens a, au contraire, démontré la capacité du conglomérat industriel japonais à élaborer un projet d’acquisition de près de 10 milliards d’euros en moins de deux mois. Ce que le groupe serait prêt à refaire en cas de besoin.
«Les fusions-acquisitions ne sont pas toujours bonnes, mais au regard de nos activités et des besoins de globalisation, plusieurs domaines nécessitent de telles opérations», a déclaré dans un entretien à Bloomberg le dirigeant du groupe industriel japonais. Les équipements pour les fabricants de métaux font partie des activités qui pourraient être ainsi renforcées, a précisé Shunichi Miyanaga, sans vouloir donner plus de détails. En revanche, aucun projet d’acquisition n’est programmé à ce stade pour les activités dans l’énergie ou les transports.
En mettant la main sur de nouvelles entreprises, MHI compte accroître sa présence dans les Amériques et en Asie du sud-est. Ce plan d’expansion doit contribuer à atteindre l’objectif de 5.000 milliards de yens (37 milliards d’euros environ) de chiffre d’affaires fixé pour 2017, soit 1.000 milliards de plus que ce le groupe prévoit de dégager cette année.
Ce plan de développement doit permettre d’accélérer l’internationalisation de MHI, dont la moitié du chiffre d’affaires est encore réalisée au Japon et alors que les possibilités d’alliances avec d’autres conglomérats de l’archipel se sont raréfiées. «Après nos alliances dans l’acier ou l’énergie thermique, il n’est pas facile d’aller au-delà», a indiqué Shunichi Miyanaga en faisant référence aux coentreprises déjà nouées avec Hitachi. Ce denier avait annoncé en juillet envisager de nouveaux partenariats avec MHI. En revanche, MHI se verrait bien renforcer sa collaboration avec Areva dans le nucléaire. Les deux groupes sont déjà associés à parts égales dans Atmea, une société créée en 2007 afin de développer un réacteur nucléaire de moyenne puissance essentiellement destiné aux pays émergents.
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