Le Trésor Polonais met le processus de privatisation d’Enea sur de nouveaux rails
Quinze jours après avoir officiellement remporté la mise, le magnat Jan Kulczyk pourrait voir les 51% d’Enea détenus par la Pologne lui échapper. Le Trésor polonais a fait part mardi de sa décision de relancer le processus. «A la suite de l’expiration du délai d’exclusivité accordé à Kulczyk Holding pour négocier l’achat de 225.135.940 actions (51% du capital) d’Enea, le ministère du Trésor a pris la décision de reprendre les négociations en parallèle avec les candidats admis aux négociations», selon un communiqué publié sur le site internet du ministère. L’opération de privatisation doit être finalisée à la fin du premier trimestre 2011 au plus tard, précise-t-on du côté de Varsovie.
L’actionnaire public entendrait faire respecter le droit boursier national et contraindre l’acquéreur à lancer une offre sur l’ensemble du capital du groupe d'énergie, a expliqué une source au fait du dossier à L’Agefi. Le schéma initial prévoyait une dérogation à la règle stipulant le déclenchement d’une offre obligatoire en cas de dépassement du seuil de 33% (lire L’Agefi du 25 octobre). Or, le fonds d’investissement de Jan Kulczyk ne serait en mesure de prétendre qu'à 60% du capital au maximum, a ajouté la source. Le capital d’Enea est détenu à 60,4% par le Trésor polonais et à 18,7% par le suédois Vattenfall, fruit d’une privatisation partielle remontant à novembre 2008.
Cette décision remet GDF Suez dans la course, d’après des sources citées par Reuters. Selon la presse polonaise, le français avait offert sans succès 24,9 zlotys par action, soit un total de 5,6 milliards de zlotys (1,4 milliard d’euros) pour la participation de 51%. Le groupe avait été retenu pour la phase finale, au même titre qu’EDF qui avait choisi peu après de jeter l'éponge. Le tchèque Energeticky a Prymuslovy Holding (EPH) avait lui été évincé lors de la phase précédente. Fin octobre, une source proche du dossier confiait que GDF Suez aurait préféré que l’opération porte d’emblée sur la totalité du capital d’Enea. Le groupe français, qui se refusait à tout commentaire hier soir, pourrait dans un ultime retournement de situation voir ce souhait se concrétiser.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux. -
La Banque du Japon cherche le bon dosage de ses outils de politique monétaire
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : pour son premier meeting, Gabriel Attal promet « la force d’agir »
Devant près de 5 000 personnes, samedi 30 mai au Parc des Expositions, à Paris, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a évoqué la géopolitique, l’éducation ou encore l’IA. S’il souhaite percer dans cette campagne, il refuse d’appeler « adversaires » ses rivaux du socle commun, dont Edouard Philippe et Bruno Retailleau -
Edgar Morin, sociologue et philosophe de renom, est mort à l’âge de 104 ans
Figure médiatique, le philosophe Edgar Morin appartenait à une gauche moderne. Mort à 104 ans, vendredi 29 mai, il était considéré comme le dernier grand intellectuel français -
Frédéric Rose, ex-préfet des Yvelines, sera le nouveau directeur de cabinet d’Emmanuel Macron
Agé de 52 ans, Frédéric Rose va ainsi succéder à Georges-François Leclerc, en poste depuis octobre 2025 et qui a été nommé mercredi préfet d’Ile-de-France