Dimanche, le journal chinois Global Times a rapporté que certaines des principales filiales du groupe en Chine faisaient l’objet de contrôles fiscaux. Selon le journal, le département chinois des ressources naturelles a mené des enquêtes sur place concernant l’utilisation des terres par les entreprises Foxconn dans les provinces du Henan et du Hubei notamment.
D’après les deux sources, qui ont refusé d'être identifiées, plusieurs autres sociétés ont été auditées par les autorités chinoises au cours des derniers mois. L’enquête sur Foxconn a été rendue publique pour des raisons politiques, estiment-elles.
En réaction, l’action Foxconn a perdu 2,2% en Bourse lundi après avoir abandonné jusqu'à 5% en séance.
Elections à Taïwan
L’audit sur Foxconn intervient moins de trois mois avant l'élection présidentielle à Taïwan, soulignent les sources, et alors que Foxconn cherche actuellement à diversifier sa production hors de Chine.
Le gouvernement de Taïwan, que la Chine revendique comme son propre territoire, accuse fréquemment Pékin de chercher à exercer des pressions, qu’elles soient militaires ou économiques, pour influencer le résultat des élections dans l'île.
Le fondateur de Foxconn, Terry Gou, qui a quitté ses fonctions dirigeantes en 2019, se présente en tant que candidat indépendant à la présidence.
Les autorités chinoises du Henan, du Hubei, du Guangdong et du Jiangsu n’avaient pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires. Le bureau chinois des affaires de Taïwan n’avait pas non plus répondu à une demande de commentaires.
De leur côté, le Premier ministre taïwanais, Chen Chien-jen, a offert l’aide de son gouvernement à Foxconn, et la ministre de l’Economie, Wang Mei-hua, a fait savoir que son ministère était en contact avec le groupe.
Foxconn, anciennement connu sous le nom de Hon Hai Precision Industry, emploie des centaines de milliers de personnes en Chine et y est un investisseur majeur.
La société a toutefois déplacé certaines de ses lignes de production, notamment celles des iPhones pour Apple, de la Chine vers l’Inde. Une des sources a déclaré à Reuters qu’elle considérait l’audit de Pékin comme un «avertissement» adressé à Foxconn.
La deuxième source a jugé que l’audit était «inattendu» et relativement «inhabituel».
Dans un communiqué, Foxconn a déclaré dimanche que le respect de la loi était un «principe fondamental» de ses opérations partout dans le monde et qu’il «coopérerait activement avec les unités concernées sur les travaux et opérations concernés».
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