Le Pentagone pourrait renoncer à son contrat avec Microsoft dans le cloud
Le contrat conclu en 2019 entre Microsoft et le Pentagone dans le cloudpourrait être remis en question avec l’arrivée de l’administration Biden. Bien qu’il ait été à nouveau confirmé en septembre 2020, ce contrat d’une valeur de 10 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros) fait toujours l’objet d’une bataille juridique menée par Amazonqui avait été évincé du programme JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure) au profit de son rival. Ce programme traduit la volonté du département américain de la défense d’harmoniser ses solutions de stockage de données en nuage. La modernisation de son infrastructure informatique doit également lui permettre de développer ses capacités en matière d’intelligence artificielle.
Depuis le début de l’affaire, Amazon a estimé que la décision du Pentagone d’attribuer le contrat à Microsoft n’était pas seulement motivée par des arguments techniques et tarifaires mais qu’elle reflétait l’animosité existant entre le président Donald Trump et Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, en raison notamment de la couverture critique des actions de l’administration Trump par le Washington Post, journal contrôlé par Jeff Bezos.
Le mois dernier, un tribunal fédéral a jugé irrecevable le rejet par le Pentagone d’une partie du dossier d’Amazon. La persistance des poursuites compromet désormais le calendrier du déploiement de JEDI. Dans une déclaration envoyée au Wall Street Journal, Microsofta reconnu lundi que ce contentieux pesait sur la mise en œuvre du contrat. «Nous sommes d’accord avec le gouvernement américain sur le fait qu’un litige prolongé est néfaste et que ceci a retardé la mise à disposition de cette technologie aux membres de nos services armés qui en ont besoin», a relevé le groupe informatique.
La secrétaire adjointe à la défense, Kathleen Hicks, a déclaré que le dossier devrait être réexaminé, le projet JEDI ne faisant plus l’unanimité. Le gouvernement fédéral a commencé à mettre en avant les 13 autres contrats cloud obtenu auprès de différents fournisseurs, dont Oracle et Amazon. Certains des principaux promoteurs du contrat JEDI ont en outre quitté ses rangs. Parmi ceux-ci, Chris Lynch, l’ex-directeur du service numérique du département de la défense, qui avait conçu le projet, a depuis lors lancé une société technologique qui travaille avec le gouvernement fédéral.
Plus d'articles du même thème
-
Le mois de juin, véritable crash test de la réforme de la facturation électronique
Selon le baromètre Generix, près de 9 entreprises sur 10 considèrent ainsi qu’elles seront certainement ou probablement prêtes au 1er septembre 2026. Seules 10,5% déclarent encore qu’elles ne seront pas sur la ligne de départ. -
Les actionnaires de Prosus tireront parti de ses bons résultats
Le conglomérat technologique néerlandais, qui a relevé de 40% son dividende annuel, lance un nouveau programme de rachat d’actions de 5 milliards de dollars. -
Thoma Bravo entre au capital de Padoa
Soutenue par un investisseur majeur du logiciel, Padoa ouvre une nouvelle phase de développement portée sur l'IA et l'internationalisation vers l'Allemagne.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Contenu de nos partenaires
-
TribunePas de souveraineté sans progrès partagé – par Stéphane Israël
Face à l’essor de l’intelligence artificielle et du numérique, la France doit choisir entre un isolement illusoire et une souveraineté fondée sur un progrès partagé et contrôlé au cœur de l’Europe -
Décrue« Les supertankers sont pleins à ras bord » : pourquoi les cours du brut rechutent
Contre toute attente, les cours du Brent ont déjà effacé la « prime de guerre » déclenchée par les premiers bombardements de l'Iran fin février, alors même que les tensions géopolitiques restent vives et que le détroit d’Ormuz demeure sous surveillance. -
Tourisme : la France, toujours pas la destination préférée des Français !
Le conflit au Moyen-Orient a enrayé la dynamique des réservations chez les voyagistes. La période estivale s'annonce moins lucrative et plus européenne