Le nouveau casque d’Apple ne convainc pas Wall Street
Les investisseurs en attendaient apparemment plus. A moins que ce ne soit son prix élevé – 3.499 dollars – qui ne les ait refroidis. Quoi qu’il en soit, la présentation par Apple de son premier nouveau produit depuis l’annonce de l’Apple Watch en 2015 n’a pas séduit le marché.
Lundi soir, le géant à la pomme a dévoilé son Vision Pro, un casque de réalité dite «mixte» capable de proposer une expérience immersive et l’ajout d’éléments virtuels lors de la visualisation du réel.
En réaction à cette annonce – pourtant largement attendue – l’action Apple est tombée dans le rouge en cours de séance alors qu’elle l’avait débutée nettement dans le vert, inscrivant même un nouveau record historique.
Un premier pas
«Les premiers utilisateurs riches et technophiles achèteront le Vision Pro en masse, mais il faudra encore des années pour faire bouger le curseur pour le géant Apple», a déclaré David Rolfe, directeur des investissements de Wedgewood Partners, qui détient des actions Apple depuis 2005.
M. Rolfe a estimé qu’il n’existait pas encore de marché de masse pour le casque, mais il a loué les capacités technologiques du produit. «Le Vision Pro d’Apple me rappelle les tout premiers jours de la révolution des ordinateurs personnels. Il a fallu de nombreuses années pour que le PC devienne un produit grand public. C’est la même chose pour VisionPro».
Les utilisateurs de Vision Pro pourront sélectionner le contenu à l’intérieur des lunettes avec leurs yeux, taper avec leurs doigts pour cliquer et faire défiler doucement, tout en utilisant un système de caméra et de microphone tridimensionnel pour capturer des vidéos et des images qui pourront être visionnées en 3D par la suite.
A lire aussi : L’engouement pour l’IA a propulsé le Nasdaq en mai
La différence la plus frappante, sur le plan visuel, par rapport aux casques Quest de Meta, est que l’appareil dispose également d’un écran extérieur qui montre les yeux de l’utilisateur aux personnes se trouvant dans le monde extérieur.
«Pour moi, la principale différence est que Meta essaie de créer un monde virtuel dans lequel il veut que nous soyons, et il me semble qu’Apple veut que nous restions ancrés dans notre monde et que nous l’augmentions», a déclaré Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
Infineon déçoit sur ses marges malgré un chiffre d'affaires record
Porté par la demande de puces d'alimentation pour les centres de données d'intelligence artificielle, le fabricant allemand de semi-conducteurs a dépassé les attentes sur son chiffre d'affaires trimestriel. Mais la marge visée pour le trimestre en cours ressort sous le consensus des analystes. -
Apple est sanctionné par Wall Street malgré des performances record
Les résultats trimestriels du fabricant de l'iPhone ont dépassé les attentes mais la récente hausse de l'action pousse les investisseurs à prendre des bénéfices. -
Capgemini relève sa prévision de croissance pour 2026 après un bon semestre
Porté par un chiffre d'affaires en hausse sur les six premiers mois de l'année, le groupe de services numériques table désormais sur une croissance de 8,5% à 9% pour 2026, contre 6,5% à 8,5% précédemment.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- Xavier Niel entre au capital d'Edenred
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
Contenu de nos partenaires
-
Global Britain« Charia light » : pourquoi les riches du Golfe se tournent vers Londres
Tiraillés entre traditions coraniques et pragmatisme occidental, les milliardaires du Proche-Orient investissent Londres pour sécuriser leurs héritages ou régler leurs divorces -
ÉchauffementLes passes d’armes se multiplient entre Pékin et Washington à quelques semaines de la visite de Xi à Washington
Pékin a annoncé une série de contre-mesures à la décision américaine d’interdire les importations de robots chinois tandis que Washington ressort la carte taïwanaise -
Série 18/28Charles Pasqua en 1992 : les secrets de son programme choc pour l'an 2000
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés