Le marché automobile européen a poursuivi son inexorable glissade en mai
L’approche des beaux jours n’a pas suffi, loin s’en faut, à égayer l’humeur d’un automobiliste européen abattu par un horizon économique morose. Le mois dernier, avec certes un jour ouvrable de moins qu’en mai 2011, comme le souligne l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), le volume d’immatriculations au sein des Vingt-Sept (hors Malte) a abandonné 8,7%. Son huitième mois consécutif de recul. Sur les cinq premiers mois de l’année, la baisse s’élève à 7,7%, à 5,44 millions de véhicules.
En mai, même le principal marché de la zone, l’Allemagne (-4,8%), a montré des signes de faiblesse. Il reste tout de même en hausse, modeste, depuis le début de l’année (+0,3%). Derrière, le Royaume-Uni se distingue à la hausse tant sur un mois (+7,9%) que sur cinq (+2,6%). En revanche, le marché français a confirmé son atonie (-16,2 et -17,2%), accompagné de l’Europe du Sud. Sur cinq mois, la Grèce et le Portugal sont ainsi nettement distancés, avec des chutes de 40,9 et 43,0% respectivement, tandis que le marché italien, bien plus conséquent, cède 18,9%.
Le palmarès des constructeurs trahit tout aussi clairement la dégringolade des acteurs français. Tandis que Renault concède une chute de 13,1% en mai (en dépit d’un gain de 2,1% pour la marque Dacia) et 19,7% depuis le début de l’année, PSA Peugeot Citroën recule respectivement de 19,5 et 15,0%. Sur cinq mois, les deux champions hexagonaux concèdent une perte de 2,4 points de parts du marché européen, à 20,5%. A l’inverse, le faux pas subi en mai par Volkswagen (-5,7%) n’a pas empêché le groupe allemand de conforter son rang de numéro un européen du secteur, dont il accapare à lui seul 24,0% sur cinq mois, une part en hausse de 1,3 point.
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