La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- La France domine le classement 2026 du Financial Times des meilleurs masters en finance avec cinq écoles dans le top 10.
- L’ESCP et Skema occupent les deux premières places, suivies de l’Essec au quatrième rang et de l’Edhec au cinquième.
- Les femmes représentent en moyenne 39 % des étudiants au sein des douze établissements français présents dans le top 50.
La France ne brille pas au classement de Shanghai mais il y a un segment de niche où notre pays se révèle particulièrement performant : la finance.
Le classement 2026 du Financial Times publié le 15 juin confirme une nouvelle fois la domination des écoles de commerce hexagonales en la matière. Sur les cinq meilleurs masters de la discipline au sein des business schools, quatre sont dispensés par un établissement français. Ils sont même cinq dans le top dix, soit un de plus que l’an dernier.
Les quatre premières places sont les mêmes qu’en 2025 et reviennent à l’ESCP, Skema, l’université chinoise de Tsinghua et l’Essec. A la cinquième place, l’Edhec fait son retour après un an d’absence. HEC Paris continue en revanche à perdre des rangs. L’école rétrograde de la 5ème à la 7ème place alors qu’elle était première en 2022 et deuxième en 2023 et 2024.
En tout, la France compte 12 écoles dans le top 50. L’EM Lyon est 11ème, Neoma 27ème, GEM 28ème, Rennes School of Business 35ème, Audencia 43ème et Toulouse School of Management 49ème.
A lire aussi : Polytechnique et l’Ensae cherchent à créer une filière d’excellence dans l’IA et la finance
Nombreux critères
«Nous sommes extrêmement fiers d’être classés premiers au monde par le Financial Times pour la quatrième année consécutive. Cette distinction témoigne de l’excellence de toute notre communauté : nos alumni, nos professeurs et nos équipes, dont l’engagement contribue chaque jour au succès de ce programme», a réagi dans un communiqué Philippe Thomas, directeur académique du master en finance de l’ESCP.
«Cette nouvelle reconnaissance du Financial Times confirme la pertinence du modèle international de SKEMA et la qualité académique de nos formations en finance. Ces résultats témoignent également de l’excellence de nos professeurs, de l’engagement de nos étudiants et de la confiance que nous accordent les entreprises partenaires partout dans le monde», a de son côté estimé Patrice Houdayer, directeur des Affaires académiques et de l’international de SKEMA Business School.
Pour établir son classement, le FT tient compte de nombreux éléments. Les niveaux de salaires atteints par les étudiants et leurs progressions sont les deux critères les plus importants mais ils ne représentent que 26% de la note globale. La rémunération actuelle rapportée au coût de la formation, baptisée «Value for money rank» compte pour 6%. Sur ce seul indicateur, le classement est d’ailleurs sensiblement différent puisque deux formations chinoises arrivent en tête, suivies de la Toulouse School of Management. L’ESCP et Skema sont 13ème et 18ème, respectivement, sur la base de cette échelle.
A lire aussi : L’Insead lance un master pour les futurs décideurs de la finance
La parité compte
Au-delà des sujets de rémunération, le quotidien britannique tient compte de la progression au cours de la carrière en matière de séniorité et de taille de l’entreprise. L’efficacité du réseau des anciens élèves et le taux d’emploi à trois mois sont également pris en compte.
Les questions liées à la durabilité et à la diversité au sens large pèsent également lourd. Au global, elles représentent 29% de la note finale. La diversité géographique des étudiants, des professeurs et des dirigeants compte ainsi pour 11%. L’empreinte carbone de l’école et la dispense de cours ESG pèsent également 7%.
La parité, que ce soit au niveau du corps professoral, des dirigeants ou des étudiants, est également étudiée et représente 11% de la note finale. Sur les 70 écoles recensées par le classement, les femmes représentent en moyenne 33% des étudiants. Un chiffre qui grimpe à 39% pour les établissements français avec d’importants écarts entre eux. Les femmes représentent ainsi moins d’un tiers des étudiants à HEC, l’Edhec ou l’EM Lyon et près de la moitié pour Skema, Rennes School of Business et Audencia.
A lire aussi : L’ESBanque et l’Université Paris Nanterre lancent un Master finance durable
Plus d'articles du même thème
-
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus. -
La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
L’étude économique de l’OCDE décrit un développement économique remarquable en trois décennies mais recommande des ajustements de fiscalité, davantage d’investissement dans l’éducation et un rééquilibrage territorial. -
Les Etats-Unis ont moins créé d'emplois que prévu en juin
Les créations de postes sont ressorties à 57.000 le mois dernier et elles ont été révisées à la baisse au titre du mois de mai.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable