La volatilité des grandes valeurs en Bourse devient préoccupante
Il aura suffi hier d’une rumeur – confirmée depuis – faisant état d’une visite d’un site Renault dans l’Essonne par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pour faire un moment chuter l’action de 23% !
Une nouvelle preuve de l’inquiétante tendance à l’extrême volatilité des cours des grandes valeurs qui complique la vie boursière pour les entreprises, les investisseurs et les régulateurs.
Certes le cours a fini par remonter ensuite pour naviguer autour de -10%.
Cela reste considérable : c’est 2,5 milliards de capitalisation partis en fumée sans qu’on sache pour autant ce que l’administration reproche à Renault.
Cette fragilité des grandes valeurs n’est pas nouvelle – on se souvient de la chute de 38% du titre Alcatel en septembre 98 - mais elle empire.
En d’autre temps, Renault n’aurait perdu que quelques pourcents.
Et les cas se multiplient : c’est ainsi une simple note, il est vrai très agressive, d’un cabinet d’analyse américain qui a valu à Casino en décembre une séance comparable à celle de Renault hier.
Et la valeur ne parvient pas à récupérer depuis.
Les exemples de même nature abondent à l’étranger.
Ils ont largement pour origine le poids désormais essentiel des fonds d’arbitrages ou des activistes dans les échanges quotidiens et des logiciels de transaction désormais omniprésents qui amplifient les variations et perturbent la liquidité.
Pour les entreprises, gérer son cours tient de la gageure et pour les investisseurs, la perspective de coups de Trafalgar massifs et souvent durables, est dissuasive.
Surtout pour les particuliers déjà trop rares en Bourse.
Il y a là un sujet de souci, et un gros, pour les gendarmes boursiers.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Etats-Unis : Todd Blanche, ancien avocat de Donald Trump, confirmé à la tête du ministère de la Justice
Le Sénat américain a approuvé samedi 8 août, par 50 voix contre 49, la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice. Ancien avocat personnel de Donald Trump, il occupait le poste par intérim depuis le limogeage de Pam Bondi en avril -
L'ONU s'apprête à renouveler son contrat avec Palantir malgré les inquiétudes sur la protection des données
Le Programme alimentaire mondial finalise un nouvel accord de cinq ans avec l’entreprise américaine Palantir. Un audit interne de 2025 avait pourtant relevé des lacunes dans la gestion des risques et de sérieuses inquiétudes concernant la protection des données -
Affaire Lyhanna : l'audit recense des enquêtes sur les violences sexuelles sur mineurs « perdues » dans toute la France
Des procédures introuvables, des milliers de dossiers non signalés aux parquets et des enquêteurs débordés ou insuffisamment formés : un état des lieux réalisé après la mort de Lyhanna révèle de graves défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs