La surenchère de Lagardère sur LeGuide.com semble satisfaire le marché
Avant même la fin de son offre sur LeGuide.com à 24 euros par action, Lagardère a relevé son prix à 28 euros, valorisant la cible 98 millions d’euros. Dans la foulée, l’action a rebondi à 27,80 euros. Cette «ultime offre» prend «notamment en compte les informations complémentaires publiées par LeGuide.com», explique Lagardère.
Le 24 mai, LeGuide.com avait fait un point sur le potentiel de Ciao, acquis en mars dernier. Selon le comparateur de sites, son audience mensuelle passerait ainsi de 14,9 millions de visiteurs uniques à 28,9 millions, tandis que Ciao devrait apporter de 12 à 14 millions d’euros de chiffre d’affaires additionnel sur neuf mois en 2012. Informations que Lagardère explique ne pas avoir eues lors du lancement de l’offre. En outre, l’initiateur anticipe que «la marge du premier trimestre sur LeGuide.com devrait rester proche de ses standards historiques et que la bonne tendance observée sur le chiffre d’affaires au premier trimestre, publié le 2 mai 2012, se poursuivra au deuxième trimestre».
Les actionnaires n’auront que cinq jours de Bourse pour apporter leurs titres, la clôture de l’offre étant maintenue au 12 juin. Réuni hier soir, le conseil de LeGuide.com ne s’est pas encore exprimé.
«Ce nouveau prix de 28 euros, en ligne avec notre objectif de cours, valorise mieux les perspectives de la société, explique Thomas Delhaye, analyste chez Genesta Finance. Toutefois, nous attendons que la direction de LeGuide.com donne jeudi davantage de détails sur l’intégration de Ciao et sur ses perspectives de marges avant de recommander formellement d’apporter à l’offre». Portzamparc attend également la réunion de jeudi pour se prononcer sur l’offre.
En revanche, Arkéon recommande d’apporter dès aujourd’hui, estimant que le prix offert reflète davantage la valorisation intrinsèque du groupe, d’autant que «la visibilité sur les perspectives du groupe Leguide.com à moyen terme est relativement dégradée, des risques subsistant très clairement dans sa capacité à exécuter efficacement une acquisition de grande taille, et plus encore à faire face à un environnement concurrentiel plus dur et plus instable pouvant affecter son business model (montée en puissance de Google Shopping, nouvelles mises à jour du filtre Panda, etc.)». Depuis l’ouverture de l’offre, Lagardère a acquis environ 1% du capital de la cible.
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