La demande d’administratrices de haut vol devient frénétique
Lundi le Fonds stratégique de participations, un investisseur propriété d’assureurs français, a acquis 7% du capital de l‘opérateur de satellites Eutelsat.
La nouvelle est banale, mais ce qui l’est moins c’est que le FSP a demandé à être représenté au conseil d’administration par une femme, ce qu’il fait à chaque fois qu’il investit.
Ce qui était naguère une rareté devient monnaie courante. Cette année, on peut même parler de ruée des grands groupes cotés pour féminiser leur conseil.
La loi exige des sociétés cotées que les femmes occupent 40% des sièges d’administrateurs en 2017.
Or pour presser le mouvement, le code Afep-Medef, qui fait autorité parmi les entreprises du CAC 40, leur a demandé d’avancer cette échéance d’un an.
Au fil des résolutions publiées en prévision des prochaines assemblées générales, le cabinet de conseil Proxinvest a relevé que sur 44 postes d’administrateurs à renouveler, 28 était réservés à des femmes soit près des deux-tiers.
La quête est si frénétique que les candidates d’envergure manquent et qu’il faut aller les chercher à l’étranger.
Certaines, au profil très relevé, sont si demandées qu’elles font figure de cumulardes.
C’est le cas de Clara Gaymard, ancienne patronne de General Electric en France, appelée à siéger à la fois chez Danone, LVMH et Bouygues.
L’an prochain, dernier délai avant l’application intégrale de la loi, la chasse aux candidates sera encore plus pressante, préviennent les chasseurs de têtes de la Place.
Ce qui ne veut pas dire que la France se soit vraiment convertie au féminisme.
Car les comités exécutifs et de direction, que la loi ne concerne pas, connaissent toujours des taux de féminisation très inférieurs à ceux des conseils.
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