Google risque de voir son amende de 2,4 milliards d’euros confirmée par l’UE
L’avocate générale de la Cour de justice européenne (CJUE) a proposé jeudi à la plus haute instance judiciaire de l’Union européenne de confirmer l’amende de 2,4 milliards d’euros infligée en 2017 à Google, la première d’une série de condamnations du groupe technologique pour abus de position dominante.
L’avocate générale estime, à l’instar de la Commission en 2017 et du Tribunal de l’Union européenne en 2021, que la filiale du groupe américain Alphabet a utilisé sa position dominante sur le marché de la recherche générale sur internet comme levier pour favoriser son propre comparateur de produits, au détriment d’autres solutions de comparaison de prix.
4 milliards en suspens
Bien que cet avis n’engage pas la Cour, cette dernière suit en général les conclusions de son avocat général. Si tel était le cas, Google n’aurait plus de recours dans cette affaire et devrait effectivement payer l’amende.
Google encourt d’autres pénalités financières dans l’Union européenne pour pratiques anticoncurrentielles. En 2018, la Commission avait infligé au géant américain une amende de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante dans les appareils mobiles fonctionnant sous Android, un montant qui a ensuite été réduit à 4,1 milliards d’euros par le Tribunal de l’UE. Le groupe a également fait appel de ces décisions.
A lire aussi : Epic Games remporte la bataille des «appstores» contre Google
Plus d'articles du même thème
-
Les hedge funds américains veulent un accès plus large aux futures sur la dette de l’UE
Les associations de fonds spéculatifs soutiennent une initiative du gendarme américain des marchés visant à assouplir les règles de supervision qui limitent leur accès aux contrats à terme sur les obligations émises par l’Union européenne (UE). Eurex et les dirigeants européens y seraient également favorables. -
Bertrand Kleinmann (TAE de Paris) : « Nous encourageons les chefs d'entreprise à pousser la porte du tribunal dès les premières difficultés »
Dans l'entretien du mois, Bertrand Kleinmann, vice-président du Tribunal des activités économiques de Paris, analyse les défaillances d'entreprises et le rôle de sa juridiction dans la prévention et la détection de ces dernières. Avec notamment la création d'une cinquième chambre de procédures collectives en 2026. -
Monaco sort de la liste grise du Gafi
La décision récompense un ensemble de mesures prises par la principauté depuis 2024, date de son inscription sur la liste des pays placés sous surveillance renforcée.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Une moisson d’or
Face à l’or de la joaillerie, le travail de l’artiste Nathalie Seiller Dejean autour de la paille qu’elle tresse et taille avec une précision d’orfèvre fait écho. Elle révèle une noblesse inattendue quand l’or et la paille, que tout oppose, se rejoignent dans un même geste d’excellence. -
La folie des grandeurs« La défaite est inconcevable pour les insoumis » : les problèmes de riches de Jean-Luc Mélenchon
Le candidat insoumis, qui bénéficie de la faiblesse de ses concurrents, tutoie la barre des 20 % dans les sondages, mais n’a pas le début d’une stratégie pour l'emporter sur Marine Le Pen au second tour -
Mathilde Thomas (Caudalie) : « L’indépendance est le seul luxe que je ne peux pas négocier »
Dans l’industrie de la beauté, Caudalie occupe une place à part. Et pas seulement parce que la marque a été cofondée par Mathilde Thomas, une femme à l’énergie débordante…