Engie veut boucler sans tarder son plan de cessions
Depuis l’annonce de ses résultats et d’un nouveau programme de désinvestissements de 15 milliards d’euros il y a un mois, le cours d’Engie est resté désespérément plat, en léger retard sur son indice de référence.
Ce n’est pourtant pas faute de vouloir donner suite sans délais à ses engagements.
Le sort des activités d’exploitation-production de l’ex GDF-Suez semble aujourd’hui en discussion.
Selon l’agence Reuters, le groupe Total en aurait évoqué le sort avec Engie en vue de le racheter en tout ou partie.
L’ensemble de ces activités seraient valorisées autour de cinq milliards.
Deux offres de Total, qui ne concernaient probablement qu’une partie des actifs cessibles, auraient été refusées par Engie car trop basses.
Cela ne serait pas surprenant car Total, dont l’outil d’exploration-production est jugé satisfaisant par les analystes, n’a pas de raison de se presser d’acheter.
Pour Engie, dont la situation financière est plus délicate, le temps est peut-être un peu plus chichement compté.
Le groupe de services énergétiques paraît en tout cas résolu à mener son programme de cessions tambour battant.
Sur les 15 milliards annoncés, plus de 5 ont déjà été réalisés avec la vente d’actifs de production d’électricité aux Etats-Unis et de centrales à charbon en Inde et en Indonésie.
Une sortie de l’exploration-production signifierait que les deux-tiers du programme de cessions annoncé serait bouclé.
Un signal dont le groupe peut espérer qu’il serait apprécié par le marché.
D’autant qu’en contrepartie de ses cessions, Engie doit financer un programme d’investissements importants.
Soit 22 milliards, pour moitié dans des développements existants et le solde dans de nouveaux projets et la maintenance.
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