Engie relève ses objectifs après un bon trimestre
Le fournisseur de gaz et d'électricité Engie a relevé mardi ses objectifs financiers pour 2023 après avoir vu sa rentabilité s’améliorer sur les neuf premiers mois de l’année.
«En raison de la poursuite de la bonne performance de nos activités exposées au marché et de la réduction des risques à l’approche de la fin de l’année, Engie revoit à la hausse son objectif de résultat net récurrent part du groupe pour l’année 2023 à un niveau désormais compris entre 5,1 milliards et 5,7 milliards d’euros, contre une fourchette de 4,7 milliards à 5,3 milliards d’euros annoncée précédemment», a indiqué le groupe dans un communiqué.
Le résultat opérationnel (Ebit) hors contribution du nucléaire est désormais attendu dans une fourchette de 9 milliards à 10 milliards d’euros, contre une précédente estimation de 8,5 milliards à 9,5 milliards d’euros.
Engie a dégagé un résultat opérationnel de 8,32 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2023, en hausse de 14,7% en données publiées et de 15% sur une base organique par rapport à la période correspondante de 2022.
Baisse des ventes
Hors nucléaire, l’Ebit s’est établi à 7,99 milliards d’euros, en hausse sur un an de 27,4% en données publiées et de 27,9% sur une base organique. La seule activité de trading et de gestion des actifs énergétiques, appelée «Global Energy Management & Sales» (GEMS), a dégagé un Ebit de 3,34 milliards d’euros, contre 2 milliards d’euros un an plus tôt.
L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) d’Engie est ressorti à 11,9 milliards d’euros, en hausse sur un an de 12% en données publiées et de 12,3% en données comparables.
Le chiffre d’affaires du groupe a reculé sur un an de 10,9% en données publiées et de 10,2% en données organiques, à 61,8 milliards d’euros. Cette baisse s’explique notamment par une base de comparaison défavorable, les prix de l'énergie ayant été très élevés au troisième trimestre 2022.
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Conclure sur le nucléaire belge
Par ailleurs, le groupe prévoit toujours de signer au quatrième trimestre 2023 l’accord définitif encadrant la prolongation de deux réacteurs nucléaires en Belgique, ainsi que la gestion des déchets du parc de centrales, a indiqué mardi la directrice générale du groupe, Catherine MacGregor.
«Nous avançons bien dans nos discussions avec le gouvernement belge mais il y a encore quelques points durs, en particulier en ce qui concerne le paquet sûreté», a indiqué la dirigeante lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.
«Nous sommes confiants quant à pouvoir signer [l’accord] au quatrième trimestre, comme attendu», a-t-elle ajouté.
Engie et le gouvernement belge ont signé en juin dernier un accord intermédiaire précisant les conditions du démantèlement des centrales nucléaires exploitées par le groupe en Belgique, à l’exception des réacteurs les plus récents, ceux de Doel 4 et Tihange 3, dont la durée d’exploitation doit être prolongée de dix ans.
La signature de l’accord définitif devait initialement intervenir à la fin juillet, mais elle a été repoussée à la fin de l’année compte tenu de la complexité des sujets et d’enjeux financiers importants. L’accord prévoit notamment le versement par Engie d’une enveloppe de 15 milliards d’euros destinée à couvrir les coûts futurs liés au traitement des déchets nucléaires.
«Grâce au transfert de l’ensemble des obligations liées aux déchets nucléaires au gouvernement belge, le groupe Engie ne sera plus exposé à l'évolution des coûts futurs liés au traitement des déchets revus tous les trois ans par la Commission des provisions nucléaires», avait souligné le groupe en juin.
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