Pour 2022, Engie table désormais sur un résultat net récurrent part du groupe compris entre 4,9 milliards et 5,5 milliards d’euros. Cet objectif repose sur des fourchettes indicatives relevées pour l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) entre 13,2 milliards et 14,2 milliards d’euros et pour le résultat opérationnel (Ebit) entre 8,5 milliards et 9,5 milliards d’euros.
Engie visait précédemment un résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,8 milliards et 4,4 milliards d’euros. Cet objectif reposait sur des fourchettes indicatives d’Ebitda de 11,7 milliards à 12,7 milliards d’euros et d’Ebit de 7 milliards à 8 milliards d’euros.
Sur les neuf premiers mois de 2022, l’Ebitda d’Engie est ressorti à 10,7 milliards d’euros, en progression de 47,7% en données publiées et de 44,9% sur une base organique, tandis que l’Ebit s’est établi à 7,3 milliards d’euros, en hausse de 84,4% en données publiées et de 79,3% sur une base organique.
Sur la période de janvier à fin septembre, le chiffre d’affaire a atteint 69,3 milliards d’euros, en hausse de 85,3% en données publiées et de 82,9% en données organiques.
Prêt pour l’hiver
Les chiffres de 2021 ont été retraités afin de classifier le spécialiste des services multitechniques Equans, récemment cédé à Bouygues, comme «activité abandonnée» à partir du 5 novembre 2021.
Bouygues a bouclé le mois dernier l’acquisition d’Equans auprès d’Engie pour 6,1 milliards d’euros. Engie a rappelé jeudi que cette opération réduisait sa dette nette financière d’environ 7,1 milliards d’euros.
Concernant l’approvisionnement en gaz, les stockages en France sont remplis à près de 100% et le groupe est «désormais bien préparé» avant l’hiver 2022-2023, a souligné le directeur financier d’Engie, Pierre-François Riolacci, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes. Le groupe est en outre «confiant» dans sa capacité à affronter l’hiver 2023-2024, a ajouté le dirigeant.
Par ailleurs, le groupe a réaffirmé sa politique de dividende, basée sur un taux de distribution de 65% à 75% du résultat net récurrent part du groupe et un dividende plancher de 0,65 euro par action pour la période allant de 2021 à 2023.
Le groupe présidé par Patrick Pouyanné conclut coup sur coup deux opérations dans les renouvelables. Il rachète à Shell 4 GW de projets solaires et éoliens en Europe et cède par ailleurs à KKR la moitié d'un portefeuille de 1,2 GW d'actifs.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps