Elliott sème le trouble dans le jeu italien de Vivendi
La comedia del arte est célèbre pour ses rebondissements, quiproquos et fausses sorties.
La pièce à épisode qu’interprète Vivendi en Italie pourrait-elle être aussi celle des fausses entrées ?
L’irruption dans le capital de Telecom Italia du fonds Elliott autorise en tout cas diverses interprétations qui ne sont pas toutes au désavantage du groupe français.
Annoncée le jour où l’opérateur transalpin présentait ses résultats, la prise de 6% de son capital par le fonds activiste a l’apparence d’une opération anti-Vivendi.
Critiquant la stratégie totalement à la main de l’état-major nommé par le groupe français, il demande le remplacement d’une partie du conseil, également contrôlé par celui-ci, par des administrateurs indépendants.
Les médias transalpins soulignent encore que c’est Elliott qui a financé la vente par Silvio Berlusconi du Milan AC à un investisseur chinois.
Le fonds pourrait donc venir à la rescousse du propriétaire de Mediaset. Pour autant, sa présence comporte aussi quelques avantages pour Vivendi.
Outre qu’elle a fait bondir le cours, qui campe depuis des années à moins d’un euro, elle pourrait apporter de l’eau à son moulin quand le géant des médias prétend qu’il ne contrôle pas Télécom Italia.
Cette posture est importante dans la mesure où l’AMF doit bientôt décider si Vivendi contrôle ou non l’opérateur italien.
Auquel cas il serait forcé de consolider sa dette pantagruélique !
Quoiqu’il en soit, Vivendi a déjà montré qu’il savait gérer les activistes. L’irruption du fonds PSAM dans son capital s’était soldé voilà trois ans par une généreuse distribution de dividendes.
Pour le plus grand profit de l’assaillant… et du premier actionnaire de Vivendi, Vincent Bolloré !
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