Darty promis à un rachat à un prix vertigineux
Il y a belle lurette que deux entreprises françaises, Fnac et Conforama, ne s’était livrés une telle bataille pour le contrôle d’une troisième, Darty.
Est-ce parce que les deux assaillants qui firent naguère partie du même groupe se connaissent très bien ?
Les dernières heures ont en tout cas donné lieu à une surenchère exceptionnelle, avec cinq relèvements successifs entre mercredi soir et hier après-midi, que n’imposaient pas les règles boursières britanniques.
Hier le cours a clôturé en hausse de près de 25%, à près de 162 pence.
Cela signifie, la dernière offre étant de 160 pence, que le marché table encore sur une surenchère.
L’âpreté de la bataille s’est encore mesurée aux annonces des deux parties assurant contrôler près de 20% du capital pour Conforama et de 28% pour la Fnac.
Depuis que celle-ci a abattu sa première carte, à l’automne, le cours a doublé.
Rares étaient les analystes qui se risquaient à l’imaginer, surtout payable en cash.
Peut-être le choc s’explique-t-il par le fait que les deux projets rivaux sont très différents.
L’un – celui de Conforama –centré sur l’aménagement de la maison, promet un maintien de la cible en l’état ;
L’autre, celui de la Fnac, prend Amazon pour cible explicite et mise sur les synergies.
Si Fnac a surenchéri, c’est qu’il a discerné de nouvelles synergies potentielles, les remontant de 85 à 130 millions d’euros, soit de 53%.
Sans doute le choc résulte-t-il surtout de la rareté des cibles potentielles et du besoin de consolidation rapide du secteur dans un contexte de croissance lente et de pression sur les prix.
Si tel est le cas, comme le secteur de l’équipement domestique n’est pas seul dans ce cas, cette bataille-là pourrait en annoncer d’autres…
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