Cisco n’en a pas encore fini avec sa transition technologique
S’ils ne sont pas spectaculaires, les résultats trimestriels de Cisco publiés hier soir reflètent les premiers effets positifs liés à la commercialisation d’une nouvelle génération d’équipements de réseaux. Sur le quatrième trimestre de son exercice 2013-2014, le groupe américain a dégagé un chiffre d’affaires de 12,4 milliards de dollars (9,25 milliards d’euros), inchangé d’un an sur l’autre mais supérieur aux 12,2 milliards anticipés par le consensus des analystes interrogés par Bloomberg. Il a également dépassé sa propre prévision d’un chiffre d’affaires en repli de 1 à 3% sur la période.
Cette stabilité s’applique également au bénéfice net qui ressort à 2,25 milliards de dollars, soit 43 cents par action, contre 2,27 milliards (42 cents) un an auparavant. Le résultat net retraité des éléments non récurrents s'établit à 0,55 dollar par action, contre un consensus de 0,53 dollar. L’action avançait de 1,7% dans les transactions d’après-Bourse à New York.
Le PDG, John Chambers, n’a pas ménagé ses efforts depuis trois ans pour accélérer la transition du groupe vers le segment en forte expansion des commutateurs et routeurs programmables à partir de logiciels, alors que son marché traditionnel en déclin, sur lequel il est leader, repose sur des solutions matérielles (hardware) qui dégagent des marges brutes de 60%. «La montée en puissance rapide des nouveaux produits de Cisco est plutôt de bon augure d’ici à la fin de l’année calendaire, lorsque le groupe profitera d’une base de comparaison plus favorable», commente Alex Henderson, analyste chez Needham & Co.
Mais avec l’arrivé de nouveaux concurrents (Arista, Palo Alto Networks, FireEye) qui lui raflent des parts de marché sur les marchés émergents, la route est encore semée d’embûches pour le géant américain qui a enregistré sur l’ensemble de l’exercice 2013-2014 un recul de 3% de ses ventes à 47,1 milliards de dollars, le premier depuis 2009. John Chambers a ainsi annoncé la suppression de 6.000 emplois au cours des 12 prochains mois, soit environ 8% des effectifs mondiaux, ce qui entraînera une charge de restructuration avant impôts d’environ 700 millions de dollars. Il a souligné que cette mesure était nécessaire pour «continuer à investir dans la croissance, l’innovation et les talents tout en gérant les coûts».
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