Chez EDF, le nom du futur patron n’est plus qu’une affaire de jours
Le compte à rebours entre dans sa phase critique. L’identité du futur dirigeant de l’énergéticien EDF sera connue dans les prochains jours, a déclaré, mardi, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, sur les ondes de RMC. «Nous avons arrêté notre choix sur un certain nombre de noms, j’ai soumis ces noms à la Première ministre et au président de la République, qui décideront dans les prochains jours qui dirigera EDF», a expliqué Bruno Le Maire au cours de cet entretien. Selon Le Figaro, l’électricien pourrait dissocier les fonctions de président et de directeur général à l’occasion du remplacement de l’actuel PDG de l’électricien, Jean-Bernard Lévy.
Un favori se détache
L’Elysée pencherait pour une gouvernance dissociée «afin de permettre au directeur général de se concentrer pleinement sur les sujets opérationnels, stratégiques en ces temps de crise énergétique», souligne le journal, qui cite des sources concordantes.
Ces derniers mois, les profils de plusieurs candidats ont été évoqués, notamment ceux de Philippe Knoche, directeur général d’Areva, et de Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE. Mais désormais, un nom se détache parmi les candidats potentiels, celui de Luc Rémont, actuellement chez Schneider Electric, ajoute Le Figaro. Ce polytechnicien de 52 ans est aujourd’hui à la tête des activités internationales de l’industriel, qu’il a rejoint en 2014. Il affiche également un parcours à Bercy, où il a œuvré, tant au Trésor que dans plusieurs cabinets ministériels, jusqu’en 2007, avant un passage en banques d’affaires. Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, un porte-parole de Schneider Electric n’a pas fait de commentaire.
Début juillet, l’Etat français a annoncé avoir engagé le processus de succession de Jean-Bernard Lévy après que le gouvernement a fait part de son intention de monter à 100% du capital de l’énergéticien français. L’opération doit être réalisée par l’intermédiaire d’une offre publique d’achat simplifiée au prix de 12 euros par action EDF. Mardi, durant la séance, l’action a brièvement franchi le cap des 12 euros.
Le mandat de Jean-Bernard Lévy, atteint par la limite d’âge, à la tête d’EDF doit s’achever en principe le 18 mars 2023. «En accord avec Jean-Bernard Lévy, le nouveau PDG d’EDF, lorsqu’il sera nommé, pourra prendre ses fonctions avant cette échéance», a précisé l’entreprise dans un communiqué en juillet.
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