CGG allonge la maturité de sa dette en refinançant ses «Oceane» 2016
CGG poursuit l’optimisation de sa dette. Le spécialiste des géosciences a lancé hier une émission obligataire de 360 millions d’euros, d’échéance 2020. Le prix de cette émission high yield devrait être fixé dans la journée à l’issue du roadshow débuté hier. Une source proche du dossier évoque un taux de 6%. CGG, qui a été dégradé d’un cran par Standard & Poor’s la semaine dernière à «B+» et qui est noté un cran au-dessus à «Ba3» par Moody’s, reste encore à trois crans d’une notation en catégorie investissement. En 2007, le groupe a émis 400 millions de dollars d’obligations high yield à dix ans à 7,75%; puis 350 millions à sept ans en 2009 à 9,50%; et 650 millions à dix ans en 2011 à 6,50%.
Cette nouvelle ligne est destinée à financer le rachat des obligations convertibles échangeables en actions nouvelles ou existantes (Oceane) arrivant à échéance le 1er janvier 2016, d’un montant nominal également de 360 millions d’euros, portant un intérêt de 1,75%. Ces obligations ont une valeur nominale de 27,80 euros, représentant une prime de 25% sur le cours de référence de CGG lors de leur émission en janvier 2011. Elles clôturaient hier à 28 euros, tandis que l’action CGG gagnait hier 0,34% à 11,86 euros, cédant 31% depuis an, et chutant de 50% sur trois ans.
Cette proposition de rachat, via un livre d’ordres inversé, sera coordonnée par SG CIB, assisté de HSBC, Crédit Agricole CIB et Natixis. La construction du livre d’ordres se terminera au plus tard mercredi soir. En fonction des titres apportés, CGG pourrait lancer une procédure de désintéressement en France, permettant aux porteurs d’Oceane 2016 de vendre leurs obligations au même prix que celui du livre d’ordres inversé. Toutes les Oceane acquises seront annulées.
L’éventuel produit net supplémentaire sera consacré au refinancement d’autres dettes existantes du groupe. Fin 2013, CGG affichait une dette nette de 2,2 milliards de dollars, dont 1,3 milliard d’obligations à haut rendement et 847 millions de convertibles. Soit un ratio dette nette sur capitaux propres de 58%, et un levier (dette nette sur Ebitda) de 1,9 fois.
A l’issue de cette double opération, la maturité de la dette du groupe, de 4,3 ans fin 2013, devrait être plus longue de quelques mois.
En août dernier, CGG avait déjà procédé au remboursement anticipé d’un peu plus d’un tiers (125 millions) de son obligation high yield 2016 de 350 millions de dollars à 9,5%.
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