Casino trouve un accord avec les créanciers de Quatrim
Le groupe de distribution progresse dans sa restructuration. Casino a annoncé le 18 septembre avoir trouvé un accord de principe avec les porteurs d’obligations de sa filiale Quatrim, avec qui des discussions étaient en cours dans le cadre de l’accord signé en juillet dernier avec les principaux créanciers du groupe et le groupement constitué d’une société de Daniel Kretinsky, de Fimalac et du fonds britannique Attestor.
Quatrim détient 100% d’Immobilière Groupe Casino, une société «qui détient le développement et la gestion de biens immobiliers, y compris des hypermarchés, des supermarchés, des magasins de proximité, des centres commerciaux, des stations-service, des parkings et des actifs fonciers», indique Casino dans son communiqué. La plupart des biens immobiliers détenus par IGC sont loués à des magasins sous l’enseigne Casino France ou à des tiers. Au 31 décembre 2022, le périmètre de Quatrim était valorisé 752 millions d’euros. Au global, la valeur théorique des actifs pour les porteurs d’obligations Quatrim s'élève à 946 millions d’euros en intégrant d’autres éléments dont 45 millions d’euros liés à une part de GreenYellow, une garantie Monoprix de 50 millions, des actifs immobiliers (21 millions) ou 20 millions d’euros de cash.
Prorogation d’un mois
Le traitement des obligations garanties de premier rang émises par Quatrim, d’un encours notionnel en circulation de 552 millions d’euros, prévoient notamment une extension de maturité jusqu’à janvier 2027 avec un an supplémentaire en option. Les intérêts courus non payés depuis l’ouverture de la procédure de conciliation (28 millions d’euros) seront à 50% payés en cash lors de la finalisation de la restructuration et à 50% capitalisés et ajoutés au nominal.
Le coupon sera de 8,5% par an en cash ou en nature en cas de réserves distribuables insuffisantes (PITC, pour pay if you can) et sera lié au plan d’avancement du plan de cession. Le coupon sera augmenté à 9,5% si le produit des cessions est inférieur à 80% du montant cible du plan et sera réduit à 7,5% si le produit est supérieur de 120% du montant cible.
La mise en œuvre de l’accord de principe annoncé lundi est sujet à réalisation des autres restructurations annoncées le 27 juillet dernier.
Parallèlement à ces annonces, Casino a indiqué que les conciliateurs avaient déposé le 18 septembre auprès du tribunal de commerce de Paris une demande de prorogation de la procédure de conciliation jusqu’au 25 octobre prochain.
Lancée en mai dernier pour une période de quatre mois, cette procédure pouvait être prorogée d’un mois.
A la Bourse de Paris, l’action Casino montait de 4% mardi en début de matinée. Elle perd encore plus de 40% en un mois et 80% depuis le début de l’année.
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