Canal+ lance son OPA sur le sud-africain MultiChoice
L’offre publique d’achat (OPA) du groupe audiovisuel Canal+, filiale de Vivendi, sur MultiChoice débutera mercredi, selon un document publié mardi par le diffuseur sud-africain.
Canal+ propose de racheter le groupe audiovisuel MultiChoice pour 125 rands sud-africains par action ordinaire, en numéraire. Ce prix représente une prime de près de 67% par rapport au cours de clôture de l’action MultiChoice le 1er février 2024 à la Bourse de Johannesburg. A cette date, Canal+ avait soumis une offre indicative non contraignante au prix unitaire de 105 rands sud-africains en numéraire par action MultiChoice.
Le groupe avait alors annoncé détenir 35,01% du capital de MultiChoice et avait donc franchi le seuil de déclenchement d’une OPA obligatoire.
A lire aussi: Vivendi : le sud-africain MultiChoice accepte l'offre d'achat améliorée de Canal+
En attendant la scission
Au 8 mai dernier, Canal+ réunissait 43,5% du capital de MultiChoice, selon une déclaration transmise aux autorités boursières sud-africaines. La filiale de Vivendi devrait débourser environ 1,54 milliard d’euros pour acquérir la part du capital du diffuseur sud-africain qu’elle ne détient pas encore.
Si Canal+ détenait au moins 90% du capital à l’issue de son offre, la filiale de Vivendi pourrait, à sa seule discrétion, s’appuyer sur le règlement de la Bourse de Johannesburg pour retirer MultiChoice de la cote. Mais Canal+ s’engage à ce que les investisseurs sud-africains puissent bénéficier de la croissance future du nouvel ensemble grâce à une cotation à la Bourse de Johannesburg.
Canal+ prépare également sa cotation à la Bourse de Paris, à la suite de l’annonce du projet de scission de sa société mère Vivendi.
Le groupe français compte prendre le contrôle de MultiChoice afin de créer une entreprise de médias africaine capable de prospérer au sein d’un marché international de plus en plus concurrentiel. Le nouvel ensemble aura pour ambition de proposer à son public une offre toujours plus attractive et plus riche de contenus sportifs, locaux et mondiaux.
Plus d'articles du même thème
-
La course en oncologie nécessite de mettre le prix
Le laboratoire britannique GSK va acquérir la biopharmaceutique américaine Nuvalent pour près de 11 milliards de dollars. L’opération sera relutive dès l’an prochain sur le résultat opérationnel courant, mais seulement en 2029 sur le bénéfice par action. -
Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
Après l’intégration de certaines activités de Natixis IM et Ostrum, Vega IS a changé de dimension. Son directeur général dévoile les ambitions du nouvel ensemble, entre opportunités au Portugal et arrivée prochaine sur le marché des ETF. -
Le marché des prêts à effet de levier roule à plein régime
Portés par une liquidité abondante et un manque de nouvelles émissions, les investisseurs acceptent des marges toujours plus faibles pour financer des entreprises soutenues par les grands fonds de private equity. Un environnement qui permet aux emprunteurs de réduire leur coût de la dette, d'allonger leurs maturités et parfois même de distribuer du cash à leurs actionnaires.
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
Contenu de nos partenaires
-
Seul en scèneAffaire Lyhanna : Gérald Darmanin peut-il tenir ?
Sur la sellette depuis une semaine, le garde des Sceaux campe sur sa ligne de défense, pointant les responsabilités individuelles dans cet échec judiciaire. Mais la pression va crescendo, à la mesure de la colère des Français -
Comparaisons n'est pas (toujours) raisonJustice : le manque de moyens a bon dos
EN CHIFFRES. Malgré une hausse notable des crédits et des effectifs sous Emmanuel Macron, la justice française peine à rattraper son retard numérique et reste à la traîne en nombre de magistrats face à ses voisins européens -
StatistiqueDates de la présidentielle 2027 : Emmanuel Macron n'est pas encore en retard
Les Français voteront-ils le 11 avril et le 25 avril 2027 ? Ou bien le 18 avril et le 2 mai ? Emmanuel Macron n'a pas encore tranché, mais certains de ses prédécesseurs ont pris plus de temps que lui