Bernard Charlès quitte la présidence de Dassault Systèmes, Pascal Daloz devient PDG
Dassault Systèmes a annoncé samedi la nomination de son directeur général Pascal Daloz au poste de PDG, après que Bernard Charlès a décidé de quitter la présidence de l'éditeur de logiciels professionnels.
En réaction à cette annonce, le titre du groupe reculait de 2,4% lundi matin à la Bourse de Paris.
«Dassault Systèmes annonce que Bernard Charlès a informé le conseil d’administration, ce jour et avec effet immédiat, qu’il se retirait de ses fonctions de président du conseil et d’administrateur, pour des raisons personnelles», a indiqué le groupe dans un communiqué.
Cofondateur de Dassault Systèmes en 1981, Bernard Charlès entend mettre son expérience dans l’industrie, ainsi que sa vision de la transformation par l’intelligence artificielle (IA) des processus industriels de création et de production, «au service de l'économie générative», a-t-il poursuivi.
Le risque IA
«Le conseil d’administration a décidé à l’unanimité de nommer Pascal Daloz PDG de Dassault Systèmes à compter du 21 février 2026, et ce en accord avec la recommandation du comité des rémunérations et de sélection», a ajouté le groupe.
«Je m’engage à garantir à Dassault Systèmes la liberté d’action dont elle a besoin pour continuer à être un catalyseur de transformation et à accélérer sa croissance», a commenté Pascal Daloz, cité dans ce même communiqué, et alors que l’IA remet en cause le modèle de croissance de l’entreprise.
Plus tôt en février, Dassault Systèmes a déçu les investisseurs en présentant des objectifs financiers inférieurs aux anticipations des analystes pour cette année.
Le groupe compte réaliser en 2026 un chiffre d’affaires de 6,29 milliards à 6,41 milliards d’euros, en hausse de 3% à 5% sur un an à taux de change constants. Sur la période, il compte également dégager un bénéfice net par action (BNPA) dilué de 1,30 à 1,34 euro, soit une évolution allant d’une baisse de 1% à une hausse de 2% à taux de change constants. Le groupe vise aussi une marge opérationnelle de 32,2% à 32,6% cette année.
Plus d'articles du même thème
-
Charlie Finance développe des agents IA sur-mesure pour les cabinets de gestion de patrimoine
Lancée il y a quatre mois, la jeune pousse a déjà équipé une petite dizaine de clients en Suisse, au Luxembourg et en France. -
Alibaba place 8,75 milliards d’euros pour financer sa course à l'IA
Le groupe chinois a fixé le prix de son placement de 710 millions d'actions nouvelles, la plus importante opération de ce type jamais réalisée sur la place hongkongaise. Le règlement est attendu mercredi. -
Nvidia met en lumière son pouvoir de prix
Des clients du producteur de puces ont été informés de hausses de prix liées à l'IA supérieures à 15 %.
ETF à la Une
Laiqon propose une gestion de fonds assistée par l’IA dans un ETF
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
- Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Les émissions d’obligations d'entreprises reprennent de plus belle
Contenu de nos partenaires
-
Dopée à l'IA, la Bourse la plus folle du monde joue aux montagnes russes
L’effondrement progressif de l’indice sud-coréen Kospi a effacé 2 500 milliards de capitalisation boursière, aux dépens de ceux qui avaient parié sur le boom de l’IA. Parmi eux de nombreux petits investisseurs -
L'air du largeJersey, Guernesey et les îles de la Manche : « the place to be »
Notre chroniqueur poursuit sa visite des lieux qui font la géopolitique. Direction ces îlots britanniques situés à seulement quelques kilomètres des côtes normandes. Leurs statuts uniques attirent capitaux mondiaux et enjeux stratégiques -
Tribune librePiratage de données fiscales : plus l'Etat centralise, moins il protège
Bercy reconnaît aujourd’hui des « dettes techniques », façon élégante d’admettre que ses défenses informatiques ne sont pas au niveau