Berlin décidé à limiter les investisseurs chinois dans le Mittelstand
Quiconque souhaite investir en Chine sait que la recherche d’un partenaire, souvent majoritaire, est un exercice imposé.
Dès lors, pourquoi autoriser la Chine à investir dans des entreprises étrangères sans contrainte de réciprocité ?
Telle est la question que pose Berlin à Pékin, avec la ferme intention de se faire entendre.
Le gouvernement allemand a annoncé hier que, pour « raison de sécurité », il retirait à un groupe d’investisseurs chinois son feu vert au rachat d’Aixtron, un fabricant de semi-conducteurs.
Prix prévu de la transaction 670 millions d’euros.
Le droit allemand ne donne actuellement au gouvernement le droit de bloquer une transaction que dans peu de cas : la sécurité énergétique, la défense ou la stabilité financière.
Mais ce champ restrictif pourrait être étendu.
Le ministre de l’économie, et vice-chancelier, Sigmar Gabriel y est favorable et souhaite une décision au niveau européen.
La vente au printemps du producteur de robots Kuka pour 4,5 milliards a fait figure de révélateur. Berlin voulait limiter la prise de contrôle du chinois Midea à 49% du capital mais a dû s’incliner.
Quand on regarde la courbe des investissements chinois outre-Rhin, la réaction allemande ne surprend pas.
En volume, ils sont passés de quelques centaines de millions d’euros en 2015 à… plus de 10 milliards au premier semestre 2016 !
Désormais, l’Allemagne est le premier terrain d’investissement chinois en Europe, avec plus de 35 opérations de janvier à juin contre 23 en France et 20 au Royaume Uni.
Reste qu’en cas de durcissement de la réglementation, Berlin doit se soucier de la réaction.
Car c’est par dizaines de milliards d’euros que ses propres industriels investissent tous les ans en Chine.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT
Réinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface. -
PARTENARIAT« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
Entretien avec Raphaël Savy, Regional Vice-Président Europe du sud d’Alteryx. -
Deepah Colombel (Crédit Agricole Assurances) : « Il n’y a pas de risque systémique en cours sur la dette privée »
La responsable de l’investissement en dette privée chez Crédit Agricole Assurances revient sur la crise qui entoure certains fonds de dette privée aux Etats-Unis. -
PARTENARIAT« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran