Believe sort de la Bourse par la petite porte
Les investisseurs n’y auront jamais vraiment cru. Introduit sur Euronext Paris en juin 2021 à 19,5 euros, Believe a connu un parcours boursier compliqué et le groupe fait désormais l’objet d’une offre de rachat à un cours nettement inférieur.
Un consortium composé des fonds de capital investissement TCV et EQT ainsi que du PDG-fondateur du spécialiste de la musique digitale, Denis Ladegaillerie, va lancer une offre publique d’achat à 15 euros par action, soit une prime de 21% sur le cours de clôture du 9 février dernier et de 40% sur celui du 5 février, avant que le titre ne bondisse de 16% en quatre séances. L’OPA devrait être déposée auprès de l’Autorité des marchés financiers au deuxième trimestre 2024. Son succès entraînerait un retrait de la Bourse de l’entreprise.
77,42% du capital déjà sécurisés
Avant le lancement de cette opération, le consortium a indiqué qu’il acquerrait 71,92% du capital et 77,42% des droits de votes de Believe. Dans le détail, il va reprendre les 41,14% détenus par TCV, les 6,29% d’XAnge et les 12,03% de Ventech. Denis Ladegaillerie apportera également une participation de 11,17% et lui cèdera 1,29% du capital.
Cette transaction est soumise à «l’obtention des autorisations réglementaires requises, l'émission d’une attestation d'équité remise par l’expert indépendant confirmant l'équité de l’offre et la remise par le conseil d’administration de la société de sa recommandation relative à l’offre, après consultation du comité d’entreprise de la société», indique Believe, sachant que le conseil a déjà indiqué accueillir «favorablement» l’opération.
Citigroup et Gide Loyrette Nouel agissent respectivement comme conseil financier et juridique pour assister Believe et le comité ad hoc du conseil d’administration dans leur évaluation de l’offre. Le cabinet Ledouble a été mandaté comme expert indépendant.
Il y a un mois, Reuters avait déjà rapporté que TCV et Denis Ladegaillerie réfléchissaient à sortir Believe de la Bourse.
A lire aussi : Les nouvelles cotations débutent 2024 en ordre dispersé
Plus d'articles du même thème
-
Le suisse On s’allie à Kylian Mbappé pour se lancer dans le football
Le fabricant de vêtements de sport annonce également l’arrivée de Thierry Henry en tant que directeur du football. Son action en profite à Wall Street. -
Meta déploie ses abonnements payants avec des options IA sur WhatsApp, Facebook et Instagram
Une cinquantaine de fonctionnalités à base d’intelligence artificielle sont proposées sur les différents réseaux sociaux de Meta, à condition de souscrire à un abonnement payant. -
Ramsay Santé veut rassurer ses nouveaux actionnaires avec son plan 2030
Le groupe d’hôpitaux privés table sur une croissance annuelle moyenne de 3% de son chiffre d’affaires sur les exercices 2026 à 2029, et sur une « amélioration progressive » de sa marge d’Ebitda à partir de 2028. Son flottant passera de 0,7% à 53,5% en fin d’année.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
- En plein défi réglementaire, Revolut fait face à une cyberattaque
Contenu de nos partenaires
-
À Ghemme, Loro Piana tricote son avenir
Loro Piana a choisi d’écrire un nouveau chapitre de son histoire à Ghemme, dans le Piémont. La griffe, connue notamment pour son cachemire d’exception, vient d’y ouvrir une nouvelle manufacture, entièrement dédiée au travail de la maille. -
Match serréSur les bords de la Baltique, la gauche allemande résiste à la vague bleue de l'extrême droite
Le SPD talonne l’AfD en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où les électeurs sont appelés aux urnes dimanche -
OmbreEn vendant le F-35 à l'Arabie Saoudite, Washington risque-t-il de l'offrir à la Chine ?
L’Administration Trump a donné son aval pour la vente de 48 avions furtifs F-35 à Riyad. Ce projet de contrat nourrit les craintes de certains observateurs au sujet des pactes liant l'Arabie saoudite et Pékin