La fête espérée a viré au fiasco. Le cours de l’action Believe s’est effondré de 17,69% ce jeudi pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris. Le titre a fini à 16,05 euros, contre un prix de mise en Bourse de 19,5 euros, pourtant choisi au plus bas de la fourchette indicative. En séance, l’action est même tombée jusqu’à 15,86 euros, soit un plongeon de 18,66%.
Le groupe, ses banques (Citi, JPMorgan, Société Générale, comme coordinateurs globaux, BNP Paribas, Goldman Sachs, HSBC et UBS en tant que chefs de file et teneurs de livre associés) et son conseil financier (Rothschild & Co) avaient pourtant pris quelques précautions pour aider à la réussite de l’IPO. Outre le choix du prix en bas de fourchette, Believe avait obtenu le soutien du Fonds stratégique de participation (FSP) des grands assureurs français pour entraîner derrière lui d’autres investisseurs institutionnels.
« Même si le livre d’ordres était couvert, permettant à la société de lever des 300 millions d’euros visés, plus les 30 millions de l’option de surallocaiton, et qu’il était de bonne qualité, avec une très grande majorité de fonds longs, le soutien des investisseurs était insuffisant sur le marché pour contrer le flux vendeur », explique une source financière proche de l’opération.
Malgré un pricing en bas de fourchette, la valorisation de Believe était encore relativement élevée, à près de 20 fois la prévision d’Ebitda pour 2025.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
Le géant de la fast fashion pourrait lancer son IPO la semaine prochaine, sur la base d'une capitalisation de 30 à 40 milliards de dollars, soit le tiers de ce que lui accordaient les investisseurs privés il y a quatre ans.
Avec 33 entreprises susceptibles de rejoindre les marchés actions, l'Hexagone constitue le deuxième contingent européen de futures cotations, derrière le Royaume-Uni. Cependant, en Europe, l'heure n'est pas à l'optimisme : le nombre de candidats à une IPO est en recul de 40 % depuis début 2025. Alimentée par l'émergence de nouvelles solutions de liquidité, cette tendance présage de millésimes 2027-2028 bien ternes.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
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